L'exposition d'Art plastique de Rachida Adjal, qui a lieu depuis le 12 janvier dernier à l'hôtel Phoenix, prouve on ne peut mieux que le talent se trouve parfois chez les anonymes, ceux ou celles qui travaillent dans la discrétion, loin des feux de la rampe, éloignés peut-être des spots, à leur corps défendant ou par choix personnel, bien assumé d'ailleurs par certains. Vivre «pour» l'Art, c'est beau, mais cela ne nourrit pas son artiste. Il y a pourtant ceux qui essaient de vivre pour et « de » cet Art, et s'y consacrent à fond. Et ce n'est pas chose aisée. «Les Arts plastiques ne marchent pas, ni sur le plan culturel, ni sur le plan commercial. C'est très difficile d'en vivre. Mais une chose est sûre, un artiste ne peut pas vivre sans son Art. Quand il y a une manifestation culturelle ou autre, nationale ou locale, on nous invite pour meubler avec nous le décor. Sans cela, personne ne nous sollicite», nous dit Rachida Adjal, quelque peu désabusée, mais croyant fermement en son Art et en l'Art en général. D'ailleurs, les toiles qu'elle a choisi de livrer aux yeux et aux goûts attentifs des amateurs qui viennent visiter son exposition, attirent par plusieurs aspects: des couleurs qui n'agressent pas, presque naturelles, et on les retrouvent dans ses oeuvres qu'on peut qualifier de classiques ou traditionnelles, ainsi que les paysages. Des couleurs en mouvement, étudiées, qui font les gestes, si l'on peut dire. On sent la recherche, et des thèmes et des couleurs: Caravane du Sud, Porteuse d'eau du Maroc, le Nil, la Casbah, la Femme algérienne, le Sud tunisien, la Chanson du laurier rose, Fillettes mauresques: des tranches de vie ravivées par les doigts de l'artiste. Mais il y a aussi l'abstrait avec ses couleurs propres, ses formes, ses suggestions, ses influences en noir, blanc, gris et rouge. Du talent, assurément.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Mazari
Source : www.lequotidien-oran.com