Photo : M. hacène
Par Kamel Amghar
Le renouvellement des instances sportives nationales vient d'être parachevé. Toutes les disciplines ont installé, désormais, de nouveaux exécutifs pour le cycle olympique 2013-2016. Le problème de légitimité qui se posait à nombre de fédérations est théoriquement dépassé. Cependant, le sport algérien est toujours au fond du trou. Le niveau des compétitions locales est, de l'avis général, très modeste. Malgré tous les moyens engagés, nos clubs ne se soucient guère du travail à la base et de la formation. Faute de relève digne, nos équipes nationales sont régulièrement humiliées. Dans les compétitions régionales et internationales, nos représentants n'arrivent plus à rééditer les performances de leurs prédécesseurs. Le bilan des derniers Jeux Olympiques est décevant, avec une seule et unique médaille pour plus d'une quarantaine de participants. La prestation des Fennecs lors de la CAN-2013 a été une désillusion de bout en bout. La participation de nos handballeurs au Mondial était une défaite sur toute la ligne. Le même constat caractérise la boxe, le judo, le volley-ball ou l'athlétisme. En Bref, rien ne va.
La tâche des nouveaux dirigeants s'annonce, donc, ardue.
Dans la fièvre de leur prise de fonction, ils promettent tous de faire le nécessaire pour relancer leurs disciplines respectives. Mustapha Berraf, le nouveau patron du Comité olympique algérien (COA), promet la «bonne gouvernance» sportive et se fixe l'horizon 2020 pour «reconstituer des effectifs de niveau mondial». Aziz Derouaz, l'ancien ministre de tutelle, qui vient d'être élu à la tête de la fédération de handball, s'engage, quant à lui, à soustraire la petite balle du bourbier dans lequel elle s'est enlisée. La relance immédiate des compétitions nationales et la préparation, tous azimuts, des rendez-vous internationaux figurent en tête de ses préoccupations du moment. A moyen terme, il se propose de «développer le travail dans les ligues et de relancer le vivier du handball dans le milieu
scolaire». Mohamed Raouraoua promet autant, voire plus, pour le football. Création de centres de formation dans les clubs professionnels, formation de formateurs, amélioration de l'arbitrage et meilleure gestion des ligues figurent parmi les axes prioritaires de son agenda. Amar Bouras projette aussi de redonner à l'athlétisme algérien ses lettres de noblesse. En somme, que des promesses ! Concrètement, rien de palpable. La tutelle devrait avoir son mot à dire dans ce chapitre, à travers l'adoption d'un programme et d'un contrat de performance concertés avec chaque fédération. Un protocole contenant des perspectives raisonnables et des objectifs clairs qui conditionnent l'allocation de subventions publiques. Le ministre, Mohamed Tahmi, en saluant le renouvellement des instances sportives, a insisté sur la «rôle régulateur» de son département.
Cependant, la bonne gestion des deniers publics, l'obligation de résultats et la formation sont des points essentiels qu'il va falloir imposer à tout le monde. Autrement, inutile de pavoiser !
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.latribune-online.com