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Le sport algérien veut renaître de ses cendres Elections fédérales et COA menées à terme



Le sport algérien veut renaître de ses cendres Elections fédérales et COA menées à terme
Photo : M. Hacène
Par Touileb Mohamed
Le processus de renouvellement des instances fédérales bouclées dans des conditions dans l'ensemble d'une grande sérénité, laissent place aux attentes et aux promesses à tenir qui attendent les différents présidents de fédérations, où 10 seulement sur les 46 instances sportives algériennes, ont été reconduits dans leur mission. Parmi les disciplines phares, seul Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne de football (FAF) a bénéficié de la confiance renouvelé lors de l'assemblé générale élective où il aura fait plus que l'unanimité en évitant à l'assemblée le passage par les urnes au moment où les autres disciplines, considérées comme porteuses, ont vu leurs anciens présidents céder leur place à de nouveaux boss. En commençant par la Fédération algérienne d'athlétisme (FAA) qui est désormais dirigée par Amar Bouras et qui sait ce qui l'attend pour avoir déjà dirigé la «boîte» alors que son homologue du handball (FAHB) voit Abdelaziz Derouaz passer aux commandes avec la mission délicate de redonner vie à une petite balle algérienne au plus mal et qui a connu une nette régression. Commence ainsi un nouveau cycle olympique de 4 ans. Un mandat pour essayer d'aider le sport national à renaître de ses cendres, se relever, et à redorer le blason de disciplines considérées, il n'y a pas si longtemps, comme des fleurons, de véritables pourvoyeuses en termes de médailles et de champions qui ont fait rêver tant de jeunes à une époque où les moyens budgétaires et les ressources humaines étaient nettement moins conséquentes que celles d'aujourd'hui. Une contradiction mystérieuse quoique les connaisseurs connaissent l'origine du mal. L'Algérie du sport est plongée dans la mauvaise gestion, les intérêts personnels avec des responsables n''uvrant que pour leur personne, n'assumant nullement ou jamais leurs responsabilités. Etre à la tête d'une discipline représente des attentes, des espoirs et tout ce qui va avec. Le changement signifie l'envie de meilleurs résultats. La confiance réitérée, c'est s'accorder du temps pour aller au boût de ce qui a été entrepris. L'homme fort du football algérien, Mohamed Raouraoua, fait partie de la catégorie des présidents qui ont brigué un nouveau mandat à la tête de leurs fédérations et reste convaincu de terminer ses chantiers. Moins de 20% seulement d'entre eux ont pu avoir ce privilège et cette approbation lors de l'AG élective qui a vu beaucoup de têtes tomber. A la FAF, citée en exemple, la stabilité a donc été prônée pour permettre à l'actuel membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football (FIFA) de continuer son 'uvre de développement du jeu à onze algériens.

Le sport roi attend son royaume
Un Centre technique national (CTN) du côté de Sidi Moussa, un nouveau siège de la FAF à Dely Brahim, une sélection qui a retrouvé des couleurs et les devant des scènes, continentale et mondiale, le bilan de Raouraoua s'accordent à dire les observateurs nationaux, et des plus positifs. Sauf que, et malheureusement, la campagne de professionnalisation du sport roi algérien peine à gagner du territoire. Un amateurisme à la peau dure, une mauvaise gestion au sein des clubs d'une élite ne brillant guère et rouillée par l'incompétence et le manque de formation dont souffre réellement notre football. Des infrastructures limitées pour un sport populaire et pratiqué par une jeunesse se contentant de quarts de terrains parfois pour s'entraîner où s'adonner à son sport favori.
Une envie grandissante et des rêves vendus alors que certains voient les leurs venir se briser sur une gestion des moyens humains où les potentiels ne sont pas ou très mal exploités, certains voulant du frais mais du tout prêt. Ce sont les jeunes catégories qui prennent un sérieux coup alors que la solution s'y trouve plus que sûrement. Entre la déconvenue de l'Afrique du Sud, les mauvais résultats des clubs algériens dans les compétitions africaines ou l'élimination de nos U20 dans la course au Mondial- turc, hier, après la nouvelle défaite face au Ghana 2 buts à 0, la formation s'impose comme ultime solution à des échecs répétés. Commencer par les fondations pour enfin mettre le toit. Mohamed Raouraou devrait avoir compris la leçon et retiendra sans doute et il le répète dans toutes ses déclarations et en a fait son axe prioritaire pour le nouveau mandat, que le football professionnel s'inculque dès le plus jeune âge et ne se décrète pas. Le président de la FAF voudra sans doute débusquer l'incompétence lors de ce nouveau bail «en chassant les présidents de clubs qui ne voudront pas ouvrir de capital voire reléguer leurs formations». Dans ce sillage, il «encourage l'arrivée d'investisseurs en mesure d'apporter un plus aux clubs et il sanctionnera toute personne en cas où l'éventuel repreneur apporte les preuves d'un quelconque obstacle dressé par les dirigeants du club qui l'intéresse». Le vice-président de l'Union arabe de football a encore beaucoup de pain sur la planche.

Abdelaziz Derouaz et Amar Bouras, les hommes qu'il faut '
Le successeur de Djaâfar Aït Mouloud a été connu jeudi passé. L'ancien sélectionneur national, Abdelaziz Derouaz est devenu l'homme fort du «sport à sept». Un retour au monde des sports au moment où le handball algérien est dans la tourmente. Championnat à l'arrêt, équipe nationale sans sélectionneur et sur une courbe descendante après un Mondial-espagnol raté. Des problèmes auxquels l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports devra trouver solution et au plus vite. En connaisseur de la discipline grâce à son expérience, il mettra toute sa détermination sur la table pour aider le handball à retrouver ses meilleurs jours. Celui qui a mené les Verts vers le sacre africain en 1981, 1983, 1985, 1987 et 1989 et conquis le continent avec son club, le MC Alger tout en dominant sans partage les compétitions nationales sur plus d'une décennie faste en titres, se dit prêt à 'uvrer pour l'intérêt de sa discipline. Pas le temps de régler des comptes avec ses anciens détracteurs, ni de revenir au passé lorsqu'il a été poussé à la sortie par «ses ennemis» comme il l'a laissé entendre lors de l'AG ordinaire de la FAHB. Cette fois, il a eu l'approbation de 55 personnes et veut bien s'en servir pour réussir son mandat. La quasi-majorité qui a donné les rênes à M. Derouaz qui devra être à la hauteur des attentes et cette confiance mise en lui compte beaucoup pour lui. Lors des 4 années à venir, l'inventeur du 3/3 au handball saura, où ne pas, redorer le blason d'un sport qu'il connaît si bien. Ça sera peut-être le temps de rendre la monnaie de la pièce à un sport qui l'a dévoilé au grand monde. Une autre figure du sport algérien s'est hissée à la tête de sa fédération. Ammar Bouras avec un retour aux sources et un nouveau costume de président de la FAA. Ancien athlète du 800m, M. Bouras devra prendre le relais de Badreddine Belhadjoudja et devra aussi rattraper un retard conséquent au niveau des résultats de l'athlétisme algérien qui n'aura pas brillé lors des derniers JO à Londres notamment où l'Algérie s'était contentée d'une seule médaille. En or mais pas assez pour cacher la forêt dans une discipline qui faisait la force du sport algérien dans les manifestations africaines et internationales. De la place pour les jeunes talents dans son programme. En effet, organiser des courses qui seront ouvertes aux athlètes non licenciés et avec deux ou trois catégories d'âge par exemple 7-8 ans ; 9-1 0 ans et 11-12 ans et les 12 meilleurs jeunes de chaque tranche d'âge devant être suivis par une commission spéciale déjà en place . Il y a aussi l'ambition de lancer un projet de tests dans les écoles primaires pour l'établissement d'une cartographie des qualités physiques. Ce projet se fera avec l'aide de l'ISTS et de l'IEPS et dans le cadre des protocoles d'échange signés avec des méthodologues et experts cubains qui ont une avancée certaine dans ce domaine. Le point culminant de son programme consiste à moderniser sa fédération avec des moyens techniques et logistiques dignes des grandes fédérations d'athlétisme en Europe et en Amérique, en plus de la modernisation des ligues régionales. De surcroit, il espère élargir le chantier à toutes les ligues de wilaya, à l'amélioration aussi ou reformulation, avec l'aide et la collaboration des présidents des CCR de l'Interclubs relancée par ses prédécesseurs, l'accompagnement des CCR avec des budgets propres et une politique locale de développement, en plus de la transformation des CCR en de véritables ligues régionales avec l'élaboration d'un projet de statuts à même d'attirer l'attention voire de convaincre les responsables du ministère de la Jeunesse et des Sports. Le développement des ligues reste donc la priorité de l'ancien entraîneur de Hassiba Boulmerka. Un programme riche et ambitieux. Maintenant, mettre un projet c'est bien, le «cristalliser» c'est encore mieux. Toute la différence est là. Mais de Raouraoua à Derouaz en passant par Bouras, le sport national peut compter sur cette envie de sortir du marasme de ses nouveaux dirigeants pour ressortir la tête de l'eau et repartir vers d'autres exploits. Ce que souhaite l'opinion.
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