
Des experts ès économie, spécialisés dans le domaine pétrolier, affirment que l'accord convenu, hier, à la réunion de Doha, entre l'Arabie saoudite, la Russie, le Qatar et le Venezuela pour geler leur production à son niveau de janvier peut constituer un signal fort pour la stabilisation du marché mondial et, par ricochet, engendrer des effets positifs sur le marché algérien. Selon l'expert pétrolier international, Mourad Preure, et accord s'avère aujourd'hui non seulement une nécessité pour les pays producteurs mais une obligation dans la mesure où « l'industrie pétrolière est aujourd'hui en souffrance à cause des niveaux des prix » eu égard aux cours du baril qui ont fortement baissé. Selon lui, les pays producteurs vont aller progressivement vers un accord dans la perspective de trouver des solutions à même de « sauver l'industrie pétrolière et stabiliser les prix ». Avec la baisse de 21% des investissements dans ce domaine en 2015 en plus de celle de 20% attendue en 2016, les pays producteurs doivent, d'après l'expert, revoir leur copie. « Outre le Venezuela, l'Arabie saoudite enregistre un déficit budgétaire de 90 milliards de dollars.Elle commence à ressentir les effets de la baisse des prix, allant jusqu'à envisager l'entrée en bourse de sa compagnie pétrolière », indique-t-il. Pour Preure, si cet accord entre les quatre pays aboutit, l'impact sur l'Algérie sera positif car il permettra d'élever ses niveaux d'exportations en dollars. « Ces niveaux vont augmenter mais tout dépendra de l'impact que cet accord aura sur les prix », précise-t-il. En attendant, « le marché pétrolier va s'équilibrer au troisième ou au quatrième trimestre de l'année ». « Nous anticipons une tendance haussière du marché pétrolier », ajoute-t-il. Mais selon l'économiste M'hamed Hamidouche, les retombées de cet accord sur le marché pétrolier d'une manière générale et particulièrement sur l'Algérie seront conjoncturelles. « Il faut s'attendre à des spéculations ces jours-ci, ce qui permettra à l'Algérie de gagner, à court terme, pendant une ou deux semaines, de 4 à 5 dollars pour le baril.Après, le marché reviendra à son état initial », note-t-il. Même avis du professeur de thermodynamique, Chems-Eddine Chitour, qui estime que l'accord reste « insuffisant » et son impact sur le marché pétrolier ne sera pas important sans l'adhésion des autres pays producteurs. D'après lui, il faut arriver à « un accord global » pour pouvoir réduire la production et par conséquent stabiliser le marché pétrolier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wassila Ould Hamouda
Source : www.horizons-dz.com