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L'Algérie doit revoir sa politique énergétique, recommande l'économiste Hamidouche



L'Algérie doit revoir sa politique énergétique, recommande l'économiste Hamidouche
L'Algérie a intérêt à emprunter le même chemin et à aller dans le même sens que les pays qui maîtrisent le marché mondial du pétrole, a estimé l'expert en économie, Mohamed Hamidouche. Face à la chute des cours du pétrole et en l'absence d'autres alternatives ou d'initiatives visant à juguler cette crise, notre pays doit « impérativement » augmenter sa part de production de manière à atteindre, dans un premier temps, le quota décidé au niveau de l'Opep c'est-à-dire 1,8 million de barils/jour étant donné que sa production actuelle ne dépasse pas 1,1 million de barils.Selon l'économiste, il est aussi nécessaire de procéder à une hausse de 100% de la production avec la perspective d'alliances stratégiques avec les pays grands consommateurs de pétrole afin de « garantir de nouveaux marchés et de s'assurer de la vente de sa production dans le cas où elle décide de l'augmenter », a-t-il expliqué. « La situation actuelle nous fait perdre 700.000 barils par jour, dont l'impact sur le plan financier n'est pas négligeable », a-t-il expliqué, s'interrogeant sur les « raisons » qui empêcheraient Sonatrach de franchir ce pas malgré l'encouragement et le soutien du Gouvernement. Plusieurs mesures sont préconisées dans ce sens. Il s'agit notamment de rattraper le retard enregistré dans la réalisation des raffineries afin de combler les pertes enregistrées dans la production. Pour l'expert, il est temps que « Sonatrach soit cotée en bourse, exploite ses ressources financières pour le recrutement de la compétence humaine, ce qui lui permettra d'aller sur le marché international en faisant preuve d'une grande agressivité c'est-à-dire arracher des parts de marché au lieu de procéder à des appels d'offres comme cela se fait actuellement », a-t-il précisé.La compagnie est appelée à passer à la vitesse supérieure dans le forage des puits. « Il faut avouer que la tendance baissière des prix du pétrole et de la production n'est pas à l'avantage du pays d'autant que la demande nationale ne cesse d'augmenter », a-t-il fait remarquer. Dans la foulée, il explique que la « vraie bataille » sur le marché international du pétrole est d'ordre « informationnel ». Ainsi, toutes les informations diffusées sur le stock des Etats-Unis, les fondamentaux ayant une relation directe avec le pétrole à savoir le dollar, l'innovation, la situation de l'offre au niveau mondial, l'utilisation des études, des prévisions des entreprises et des grandes banques ont « pour objectif d'influer sur les prix à court terme c'est-à-dire entre un et trois mois », a-t-il indiqué. « C'est une guerre de tendance des prix dont la finalité est de gagner entre 4 et 15 dollars par seconde », a-t-il fait remarquer. Ce marché maîtrisé, essentiellement par les Etats-Unis, grand consommateur d'énergie, est soutenu par la loi qui interdit au pays d'exporter son pétrole. « Cette loi votée par le Senat américain dans les années 1970 a, en réalité, favorisé la spéculation », a-t-il précisé.Depuis le début de la crise, l'Arabie saoudite, qui veut garder son marché aux Etats-Unis, a mené une politique offensive en vendant du pétrole là où elle n'a pas l'habitude de le faire comme c'est le cas en Pologne et en Hongrie. La Chine travaille en étroite collaboration avec le Koweït pour constituer son stock de sécurité stratégique. « Les pays du Golfe maintiennent donc la pression en faveur des lobbies américains au détriment des nouveaux producteurs », a expliqué Hamadouche.


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