
Après avoir arraché un accord « historique à Alger » pour une réduction de 700.000 barils/jour de la production des pays de l'Organisation, cette réunion sera une occasion précieuse pour engager des négociations visant à « convaincre les pays non Opep dans cet effort de réduction de production », en vue de stabiliser le marché qui connaît des fluctuations qui durent depuis plusieurs années.« L'Opep ne peut pas, toute seule, prendre le fardeau de la réduction de la production au risque que les pays non Opep se substituent à cette Organisation », avait expliqué le ministre de l'Energie à la veille de la rencontre d'Alger. En affirmant « la difficulté » de la situation, il a préconisé un « gel » sous une forme qui s'apparente à une réduction à condition que « les pays non Opep doivent nous accompagner dans l'effort de gel », avait-il soutenu. La réunion informelle de l'Opep à Istanbul sera marquée par la présence de la Russie, pays non Opep. « La Réussie ne s'est pas exprimée à Alger et n'a donné aucun élément sur sa politique énergétique qui puisse nous aider à anticiper sur l'évolution du marché, d'autant que les décisions prises lors de cette réunion n'engagent, finalement et jusqu'à l'heure, que les pays de l'Opep », a indiqué M'hamed Hamidouche, expert économique. Le conclave d'Istanbul servirait donc à connaître « la réaction de la Russie » vis-à-vis de la position de l'Opep, qui est un élément-clé dans l'évolution du marché. « Nul ne peut prévoir quelle va être cette réaction, mais on ne s'attend pas à grand-chose étant donné que la Russie avait annoncé, au courant de la semaine écoulée, l'entrée en production de quatre nouveaux forts au nord du pays, ce qui signifie une hausse de la production », a expliqué Hamidouche. Outre la décision de réduire la production Opep du pétrole, la réunion d'Alger a orienté les observations vers « les stocks des pays de l'AIE et des réserves détenues par la Chine, s'élevant à près de 900 millions de barils. « Dans quelque temps, si l'offre est réduite sur le marché et que le prix augmente, la Chine mettra des quantités de pétrole sur le marché », a-t-il prévenu. En novembre prochain, la réunion de l'Opep de Vienne sera décisive, étant donné que c'est à ce moment-là que des décisions seront prises concernant le niveau de réduction pour chaque pays. Avec 1,5 million de barils, l'Algérie, qui s'inscrit dans la démarche de l'Opep, peut renforcer sa production pour les besoins de la consommation interne, en exploitant les plateformes offshore d'Oran. Concernant les prix du pétrole, le marché a connu, depuis la réunion d'Alger, « un mouvement spéculatif » qui a fait monter les cours jusqu'à 52 dollars. « En dépit de la fluctuation du dollar, cette tendance haussière sera maintenue durant les deux prochaines semaines et peut atteindre 55 dollars à la troisième semaine », a expliqué l'expert.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nouria Bourihane
Source : www.horizons-dz.com