
Le premier congrès de neurochirurgie organisé par l'Association méditerranéenne de neurochirurgie et l'Association algérienne de neurochirurgie qui a ouvert ses travaux, vendredi dernier à l'hôtel Sheraton d'Alger, et qui se poursuivra demain, réunit un grand nombre de neurochirurgiens venus des deux rives de la Méditerranée, dont l'Espagne, l'Italie, la France, la Turquie, la Tunisie et le Maroc.L'objectif de cette rencontre scientifique, selon les organisateurs, est d'échanger les expériences. Ce congrès, dont l'Algérie a eu l'honneur d'organiser, se veut également une opportunité pour la formation des médecins algériens, notamment les résidents et maîtres-assistants spécialistes dans ce domaine. Pour le Pr Mohamed Djennas, président du congrès, « cette rencontre qui regroupe aussi bien des pays développés que des pays en développement nous permet de savoir où en est-on par rapport aux pays développés ». Le Pr Benaïssa Abdennebi, chef du service de neurochirurgie à l'hôpital Zmirli, a appelé à l'ouverture de nouveaux services de chirurgie fonctionnelle afin de réduire la pression sur les quatre services existants à l'échelle nationale. « On recourt à la chirurgie fonctionnelle devant l'impasse du traitement thérapeutique », dit-il. Cette chirurgie englobe « les mouvements anormaux, la maladie de Parkinson dystonie, la spasticité, les douleurs chroniques, la névralgie faciale et l'épilepsie ». Quant aux services de neurochirurgie, il en existe 14 répartis sur tout le territoire national et le nombre de spécialistes est de 320 dans les deux secteurs, public et privé. Patrick Mertens, président de la Société française de neurochirurgie, a fait savoir que cette discipline est en évolution permanente. « Chaque jour, de nouvelles recherches aboutissent à de nouvelles données, d'où l'intérêt de confronter les expériences », a-t-il souligné.« Il est vrai qu'il peut y avoir plusieurs aspects de traitement mais au final, on converge tous sur les mêmes lignes de prise en charge », explique-t-il. Selon lui, les maladies neurodégénératives vont devenir les premières maladies en nombre, touchant les personnes âgées et vont dépasser le cancer et les maladies cardiovasculaires. « Il est donc urgent que la recherche se développe pour pouvoir les soigner », dit-il, précisant que « les maladies neurodégénératives peuvent toucher l'ensemble du système nerveux, du cerveau jusqu'aux nerfs en passant par la moelle épinière. Elles sont le plus souvent irréversibles ». Lakhdar Guenane, spécialiste de la chirurgie fonctionnelle à l'hôpital Zmirli, notamment de la maladie de Parkinson, avoue avoir 365 malades en attente d'être traités. Le manque de stimulateurs est à l'origine de ce retard mais apparemment, le problème est en passe d'être réglé. « Le ministère de la Santé nous a promis de fournir le matériel nécessaire », a-t-il indiqué.L'Association méditerranéenne de neurochirurgie a été créée en septembre 2015 dans l'objectif de donner l'occasion aux neurochirurgiens du pourtour de la Méditerranée de s'enrichir mutuellement dans l'intérêt du malade, d'après Souad Bakhti, présidente de l'association. Pour elle, il est plus facile pour les pays de la Méditerranée de se rencontrer, car la culture, la langue et la distance sont des atouts importants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamila C
Source : www.horizons-dz.com