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PROJET DU PORT COMMERCIAL D'EL HAMDANIA (TIPASA)



PROJET DU PORT COMMERCIAL D'EL HAMDANIA (TIPASA)
La déclaration de lancement des travaux du chantier du port commercial d'El Hamdania pour mars 2017 avait redonné un espoir aux riverains de la région, et partant aux citoyens algériens, de voir l'Algérie dotée d'un fabuleux projet devant générer plusieurs milliers d'emplois, ainsi qu'une ressource financière qui mettra notre pays à l'abri des aléas des soubresauts des prix pétroliers.La déclaration en octobre 2016 du ministre des Travaux publics et des Transports de lancer effectivement les travaux de ce chantier en janvier, puis en mars 2017, semblait être un engagement ferme et sans révision, cela en marge des travaux de sondage des espaces maritimes, dédiés à ce projet, qui s'effectuaient au large de Cherchell récemment.
Cependant, près d'une année après les déclarations pompeuses concernant le lancement de ce fabuleux projet, une délégation ministérielle conduite par le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaâlane, a effectué récemment une visite de travail au niveau du site abritant le projet de réalisation du port commercial d'El Hamdania ; lors de cette visite, «le ministre s'est enquis de l'application de toutes les mesures prévues pour le lancement des travaux dans les plus brefs délais», a indiqué un communiqué du ministère des Travaux publics et des Transports, où il a été précisé que «cette visite s'inscrit dans le cadre des mesures prises récemment par le gouvernement pour réunir toutes les conditions nécessaires au lancement de ce projet vital dans les plus brefs délais», a indiqué ce communiqué.
Nonobstant cette volonté de lancer ce projet, l'inquiétude est de mise, sachant que ce fabuleux projet quoique devant générer plusieurs milliers d'emplois, reste un vœu pieux malgré des rumeurs imprécises qui circulaient à propos de la réalisation de ce méga-port commercial à proximité de la zone d'expansion touristique d'El Hamdania, près de Cherchell, sur une superficie qui englobe plusieurs centaines d'hectares.
Ce mégaport commercial, qui faisait miroiter des perspectives économiques et sociales fabuleuses pour cette région qui n'a aucune ressource de taille à même de la projeter dans l'économie du futur, rêvait de jouer dans la cour des grands de l'économie mondiale, qualifié de «projet du siècle», devant transformer l'économie nationale», avait alors affirmé un haut responsable gouvernemental en 2016.
Prévue être réalisée dans la prestigieuse zone balnéaire d'El Hamdania, située à trois kilomètres du centre de la ville de Cherchell et à 20 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tipasa, cette mégainfrastructure qui nécessite des délocalisations vers des zones équipées et dotées de structures d'accompagnement nécessiterait cependant le déplacement de plusieurs centaines de familles accompagné par une expropriation imminente de plusieurs centaines d'hectares de terres agricoles.
Mais ce qui retient l'intérêt des Algériens furent les alléchantes déclarations concernant cette infrastructure portuaire, destinée au transport de marchandises, et considérée comme l'un des plus grands projets en cours en Algérie, car devant constituer un pèle de développement économique d'importance, après son raccordement aux réseaux ferroviaire et des autoroutes, dédiés aux échanges commerciaux avec l'Afrique. Ce projet prévu coûter 3,3 milliards de dollars avait vu la Chine s'engager à le financer par un crédit à long terme.
En marge de ces accords, nous avons alors appris que des opérateurs algériens avaient pris des parts dans ce méga-projet. Toutefois, l'inquiétude des Algériens fut justifiée dès lors que des rumeurs persistantes faisaient état du report de la réalisation de ce fabuleux projet ; ces rumeurs fort heureusement viennent d'être démenties, lors de la récente visite ministérielle.
Toujours dans ce cadre et dans un passé récent, nous avons appris, selon certaines sources, que la partie chinoise envisageait à un certain moment et en 2016 de se retirer du projet, estimant que des risques menaçaient les bénéfices prévus, cela à l'instar des nombreux problèmes techniques induits par la nature du site. Mais fort heureusement, les riverains de Cherchell ont constaté de visu et à leur grand soulagement, que leurs inquiétudes n'étaient pas fondées du fait que des travaux techniques dans les eaux maritimes d'El Hamdania évoluaient avec célérité. D'autres sources avançaient, en outre, des supputations étonnantes, en affirmant que ce projet serait au ralenti par le fait d'un retard dû au financement bancaire sachant que son coût serait supérieur au milliard de dollars.
Mais toujours en marge de ces inquiétudes et de ces rumeurs, il s'avère selon nos sources que ces inquiétudes n'ont aucune justification économique. A l'origine de ces préoccupations citoyennes, dont la première porte sur l'aspect touristique de la zone à investir, la seconde préoccupation a trait au devenir de la flore et de la faune marine et enfin l'autre interrogation est relative à la protection des vestiges archéologiques existants à El Hamdania.Mais toutes ces supputations furent réduites à néant par les récentes assurances données lors de la visite du ministre de la Culture sur le site, qui affirma la volonté de l'Etat de protéger les sites touristiques à l'instar du site des 3 à®lots situé à El Hamdania.
Cependant, au-delà de ces considérations sentimentales attachées à cette belle région balnéaire d'El Hamdania, interviennent des arguments de poids, pour justifier l'incontournable implantation de ce mégaport commercial sur le site d'El Hamdania, en argumentant le choix du site et en expliquant que «ce nouveau port permettra de connecter l'Algérie avec l'Asie du Sud-Est, l'Amérique, l'Afrique et de faire face à la hausse du volume du trafic maritime en direction de l'Algérie tel que prévu avec l'entrée en lice de nouveaux armateurs de renommée mondiale». ces mêmes sources indiquent la perspective que ce port deviendrait un «hub» interconnecté aux réseaux ferroviaire et autoroutier africain, permettrait le transbordement des navires en provenance des grandes routes maritimes pouvant accueillir des méga-navires.
A ce titre, nous avons appris que ce port qui est considéré comme l'un des plus grands projets en Algérie, sera destiné au transport de marchandises après son raccordement aux réseaux ferroviaire et aux autoroutes dédiés aux échanges commerciaux avec l'Afrique.
Estimée à 3,3 milliards de dollars, cette infrastructure portuaire sera financée dans le cadre d'un crédit chinois à long terme. Le futur port d'El Hamdania sera ainsi réalisé dans un délai de 7 ans mais sera progressivement mis en service dans quatre ans.
A cet effet, cette infrastructure gigantesque disposera de 23 quais avec une capacité de traitement de 6,5 millions de conteneurs et de 25,7 millions de tonnes/an de marchandises.
Selon d'autres sources et les prévisions du secteur des transports, ce port traitera un volume de trafic portuaire de marchandises dans la région centre qui atteindra, à l'horizon 2050, 35 millions de tonnes de marchandises/an et deux millions de conteneurs annuellement, contre 10,5 millions de tonnes traités actuellement par les ports d'Alger et de Ténès.
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