Comme prévu depuis des semaines, le secrétaire général du Front de libération nationale, Djamel Ould Abbès, a procédé, jeudi dernier, à la nomination de quatre nouveaux membres au bureau politique, l'instance dirigeante du parti. Le patron du FLN a porté son choix sur des profils lourds, avec, en l'occurrence, deux ministres en exercice et deux autres anciens ministres.Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Il s'agit, respectivement en effet, de l'actuel ministre de l'Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, du ministre des Relations avec le Parlement et ancien chef du groupe parlementaire du FLN à l'Assemblée, Tahar Khaoua, de l'ancien ministre de l'Agriculture, Abdesselam Chelghoum et, enfin, de l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, ancien ministre de la Communication, ancien directeur de la communication à la présidence et actuel chef du groupe du tiers présidentiel au sénat, Hachemi Djiar.
A ces quatre poids lourds, pourrait se joindre un ministre de souveraineté, celui des Affaires étrangères Abdelkader Messahel. «Cela dépendra de sa disponibilité au regard de sa fonction extrêmement exigeante», nous confie une source sûre au parti. Toujours est-il, que l'intégration de ces nouveaux noms au sein de la direction nationale du parti donnera au bureau politique une autre dimension.
Djamel Ould Abbès qui avait pris les rênes du parti le 22 octobre 2016 avait, pour rappel, hérité d'un bureau politique «confectionné» par son prédécesseur, Amar Saâdani à l'issue du 10e congrès de juin 2015. Or, ce dernier, et pour mieux asseoir son contrôle sur le parti avait constitué un bureau politique ou peu de têtes émergeaient réellement du lot.
A l'arrivée, l'on aura affaire à un bureau politique beaucoup moins consistant que tous ses prédécesseurs qui se sont succédé à la direction de l'ex-parti unique depuis l'indépendance ! Une carence qu'il fallait combler impérativement, surtout s'agissant du parti présidentiel, majoritaire au niveau national et local et qui s'apprête à affronter des échéances politiques et électorales cruciales à court et moyen terme. D'ores et déjà , le parti est interpellé par une échéance électorale immédiate, à savoir les élections locales du 23 novembre prochain. Une élection que le FLN prépare à partir de son quartier général installé depuis août dernier au niveau de l'hôtel Le Mouflon d'Or à Ben Aknoun.
Pour arbitrer entre des dizaines de milliers de candidats qui postulent à figurer sur les listes électorales du parti majoritaire, pour les élections des Assemblées communales et de wilayas, mais aussi pour mener une campagne forte, à travers tout le territoire national et sur tous les médias, le bureau politique avait effectivement besoin de ce renfort.
«Au plan politique, le parti se doit, impérativement de gagner les prochaines élections locales. Présidé par le chef de l'Etat en personne, il en va de l'image du président avant toute autre considération !», nous confie-t-on de source proche de la direction du parti. Il est difficile d'imaginer, en effet, un parti présidé par Bouteflika ne pas arriver en tête de n'importe quelle espèce d'élection, nationale ou locale ! Depuis 2005 et le fameux 8e congrès bis, le FLN était redevenu le véritable parti-Etat comme l'atteste l'introduction de deux articles dans les statuts organiques faisant clairement du «président de la République, le président du parti».
Un président du parti effectif et non pas honorifique, comme cela est souvent répété, à tort, dans les milieux politiques et médiatiques.
Le FLN a, aussi, une autre raison qui l'oblige à gagner les prochaines locales : les présidentielles de 2019. Outre le gouvernement, ce sont les APC qui organisent réellement toutes les élections nationales”?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.lesoirdalgerie.com