
Visiblement, le projet d'intégration stratégique entre le FJD, Nahda et Binaa patine. Sinon, comment interpréter l'invitation du parti de Djaballah à ses partenaires du projet à l'effet «d'aller de l'avant en vue de mettre en œuvre ses recommandations conformément au calendrier convenu».Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Ce projet que ses initiateurs estiment comme un «devoir religieux, une obligation pragmatique et un choix stratégique dicté par la protection du pays des convoitises étrangères et des impacts de l'extrémisme, de la corruption et visant à faire revivre les valeurs de Novembre 1954 parmi les nouvelles générations» à même de constituer «une plus-value pour la scène politique nationale», est en train de tanguer.Et l'euphorie de sa proclamation en janvier dernier dans un meeting ayant réuni près de2 000 personnes, est en train de céder la place au scepticisme, avec des appréhensions sérieuses quant à son abandon.D'où cet appel, presque pathétique, du parti que préside Abdallah Djaballah à faire aboutir le projet. Dans un communiqué sanctionnant les travaux de son Conseil consultatif national, le FJD dit s'en tenir encore à l'alliance politique d'intégration stratégique comme mentionné dans l'accord cadre».Une exhortation qui trouverait ses raisons dans les réticences au sein des deux autres partis du triumvirat, Nahda et el-Binaa, dont nombre de cadres, réticents déjà à l'idée même du projet à son entame, n'hésitent plus à signifier clairement leur opposition, surtout après l'épisode des élections législatives dont l'escarcelle récoltée, 15 sièges de député, est loin de la cagnotte escomptée.Mais pas que cela, il y a eu d'abord la grande bataille autour de la confection des listes électorales, surtout les plus emblématiques, celles d'Alger et de Constantine, revenues toutes les deux au FJD, puis celle autour du poste de chef du groupe parlementaire de l'alliance également revenue dans l'escarcelle du parti de Djaballah. Ce qui irrite encore bien de cadres des deux autres partis qui soupçonnent le leader islamiste de vouloir avoir la mainmise sur l'alliance. D'où leurs efforts à freiner le projet, ce qui explique que l'on ne parle plus ou presque du congrès qui devait consacrer l'intégration des trois partis, prévue dans leur feuille de route, à la prochaine rentrée sociale. Ce qui explique l'appel de la direction du FJD à ses partenaires, Nahda et Binaa à aller de l'avant en vue de «mettre en œuvre les recommandations du pacte d'union» ratifié en janvier dernier «conformément au calendrier convenu».Sur un tout autre plan, les membres du Conseil consultatif du FJD qui affirment mettre cela sur les prochaines élections locales, estiment que «la situation politique économique et sociale du pays est très grave». Et d'avertir quant au risque de dilution de l'Etat, dont, s'appuyant, disent-ils, sur les avis des experts. les caractéristiques existent actuellement», et la situation s'aggravera, notamment à l'horizon 2020.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com