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À l'occasion de la journée mondiale de la population



À l'occasion de la journée mondiale de la population
L'Algérie va compter 42, 2 millions d'habitants d'ici janvier 2018. D'ici 2030, la population algérienne dépasserait les 51 millions. Le ministre de la Santé a fait appel, hier, à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la population au renforcement des programmes de sensibilisation autour de la planification familiale.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le planning familial a encore du chemin à faire. Selon le constat du ministère de la Santé, de nombreux couples en viennent à la contraception une fois assurée une nombreuse progéniture. Et c'est souvent au-delà de quatre enfants que ces couples décident de recourir aux moyens contraceptifs.Le ministre de la Santé a indiqué dans son discours prononcé, hier, lors de la célébration de la Journée mondiale de la population, que les motifs les plus fréquents de non-utilisation de la contraception sont le désir d'enfant et la crainte des effets secondaires sur la santé. L'opposition déclarée à la planification familiale, dit-il, a concerné 3,2% des non-utilisatrices entre 2012 et 2013. «Ces motifs appellent au renforcement des actions d'information et de sensibilisation autour des questions de planification familiale et de maîtrise de la fécondité, en direction des différentes catégories de population, et aussi en direction des personnels de la Santé en vue de renforcer leur motivation en leur implication dans le programme», a indiqué le ministre de la Santé qui estime qu'il faut agir particulièrement sur les représentations de la dimension idéale de la famille et de véhiculer la norme de «famille de taille réduite» dans les attitudes et les comportements.Cependant, la question de la planification familiale, souligne Mokhtar Hasbellaoui, ne concerne pas seulement le secteur de la santé, mais la démarche doit être multisectorielle. Ce dernier a rappelé que l'un des atouts majeurs de la planification familiale est qu'elle fût intégrée dans le cadre des activités ciblant la mère et l'enfant dès le démarrage du programme national de santé maternelle, dans les années 1970.Ainsi, la proportion des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans ne connaissant aucune méthode de contraception moderne, évaluée à 74% en 1968, est quasiment nulle actuellement.Quant à l'utilisation de la contraception, elle concerne 57% des couples mariés contre 8% seulement en 1970. L'activité de la planification familiale, souligne l'intervenant, se trouve actuellement intégrée au niveau de l'ensemble des structures de santé et au niveau des 2/3 des maternités.Les besoins en planification familiale non satisfaits ont connu une baisse de l'ordre de 5% en matière d'espacement et de 2% en matière de limitation entre 2006 et 2013.
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