Alger - A la une

PRODUCTEURS DE POMME DE TERRE



PRODUCTEURS DE POMME DE TERRE
La décision prise au début de ce mois par l'Office national interprofessionnel des légumes et viandes (Onilev), portant sur le déstockage de 60 000 tonnes de pomme de terre afin de stabiliser le marché avant l'entrée de la récolte de saison en mai, a fait réagir les producteurs de l'ouest du pays qui accusent l'Office de mettre en péril leur production.Younès Djama - Alger (Le Soir) - Les quantités mises sur le marché ont pour but, selon l'Onilev, de renforcer le marché de la pomme de terre actuellement approvisionné à partir des dernières récoltes d'El Oued et de la primeur de Mostaganem et de Skikda.Plus de 70 opérateurs privés conventionnés avec l'Onilev ont participé à cette opération de stockage qui a été effectuée en février dernier lorsque le prix de ce produit de large consommation a fortement chuté à cause d'un surplus de production. Les prix de gros actuels ne couvrent pas du tout leurs frais, ont ainsi fait savoir d'une seule voix les producteurs à l'intention du ministre de tutelle, Sid Ahmed Ferroukhi, qui les a réunis jeudi au siège de son département.D'après les producteurs qui paraissent très remontés contre cette décision, l'Onilev doit jouer le rôle de régulateur et non pas de concurrent des producteurs, déplorant que les quantités mises sur le marché ont participé à tirer les prix vers le bas. «Avec des prix de moins de 20 dinars, il sera impossible de couvrir nos charges», a indiqué un producteur de l'ouest du pays.Se voulant rassurant, Sid Ahmed Ferroukhi a récusé cette volonté de l'Etat de «casser» les prix, précisant que l'intervention de l'Onilev vise uniquement à équilibrer le marché. Néanmoins, il a exhorté les producteurs à augmenter leur rendement dans le but de faire face aux coûts de la production.Ce faisant, le ministre a promis que le système Syrpalac, mis en place en 2009 pour la régulation du marché de la pomme de terre, sera «évalué» et revu dans certains points, à l'exemple du financement de ce système, les pouvoirs publics ambitionnant d'impliquer les opérateurs privés de la filière dans la gestion et le financement des opérations de régulation effectués actuellement sur le budget de l'Etat.Par ailleurs, pas moins de 25 000 tonnes sont prévues à l'exportation cette année et pour lesquelles un dispositif spécial a été mis en œuvre à l'aéroport d'Alger afin de faciliter la procédure d'exportation de la pomme de terre envers, notamment, les pays du Golfe.D'autres pays européens, notamment la France, l'Espagne et l'Italie, ont affiché leur intérêt pour la pomme de terre algérienne.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)