
Le prix de la pomme de terre ne dépassera pas les 50 dinars le kilogramme. C'est ce qu'assure le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, qui affirme que le marché est approvisionné par l'Etat sans aucun intermédiaire.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Selon Abdesselam Chelghoum, l'Etat dispose d'une grande quantité de pommes de terre stockées estimée à près de 70 mille tonnes. «Nous avons entamé depuis deux jours, l'approvisionnement des marchés de gros. Seulement, nous avons constaté que les mains maléfiques ont atteint même les marchés de gros et continuent à spéculer avec cette production et portent ainsi atteinte au pouvoir d'achat du citoyen», a-t-il affirmé, hier, à Alger. Face aux spéculateurs, son département a décidé d'entreprendre une autre démarche, celle d'approvisionner directement le marché et donc «directement le consommateur». Entreprise depuis lundi dernier, cette opération touche la capitale et les grandes villes. De ce fait, le prix de la pomme de terre, assure le ministre, «oscillera entre 40 et 50 dinars selon la qualité».Intervenant au séminaire sur le foncier agricole, tenu à l'Institut national de la recherche agronomique d'Algérie (INRAA), Abdesselam Chelghoum a indiqué que 98% des dossiers de conversion de droit de jouissance en droit de concession traités ont été réglés. Quant aux dossiers qui restent en suspens, «ce sont souvent des dossiers qui souffrent certaines insuffisances qui ne sont pas du ressort de l'Office national des terres agricoles (ONTA)», dit-il, avant de souligner l'important rôle de l'ONTA dans ce qu'il a nommé «la régulation économique du foncier agricole». Toujours est-il, il n'omet pas de signaler le «dysfonctionnement» entre les services de l'ONTA et ceux des wilayas dans certains cas. Pour le ministre, le détournement et l'abandon des terres agricoles sont «deux phénomènes inacceptables». «Nous ne resterons pas les bras croisés devant le détournement et l'abandon des terres agricoles», insiste-t-il. D'ailleurs, il n'hésite pas de qualifier l'abandon des terres agricoles de «crime économique».Rappelant que l'opération de récupération des terres agricoles se fait à travers la déchéance et la résiliation, il précise qu'aujourd'hui, cent mille hectares ont été récupérés.«La terre revient à celui qui veut la travailler. Nous sommes à la recherche de gens qui travaillent pour atteindre la sécurité alimentaire. L'agriculture doit être en amont avec l'industrie agroalimentaire et nous aspirons à ce qu'elle soit un secteur pourvoyeur pour l'exportation», ajoute-t-il.Selon lui, le recours aux grands projets intégrés s'impose car «ils sont l'avenir du secteur».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ry N
Source : www.lesoirdalgerie.com