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Prix de la pomme de terre



Prix de la pomme de terre
Contrairement à ce qui était prévu, le prix de la pomme de terre n'a pas été revu à la baisse. Dans de nombreux quartiers d'Alger, elle est désormais vendue à ”? 100 DA le kilogramme. Un véritable scandale qui s'explique, encore une fois, par une absence de contrôle flagrante, expliquent des experts en la matière.Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Le sujet est sensible. Il révolte aussi toutes les parties concernées par le problème. D'un côté, le citoyen outré mais aussi contraint à acheter cette pomme de terre quel que soit son prix de vente, et de l'autre, le revendeur harassé par les critiques systématiques des clients et soumis lui aussi au diktat des grossistes qui font fluctuer les prix du produit à leur convenance.Les interrogations demeurent cependant les mêmes quel que soit le côté où l'on se place. Quelle explication donner à cette hausse impressionnante ' Des spécialistes, qui suivent de très près l'évolution du dossier, nous ont fourni des raisons qui permettent de mieux cerner la problématique. La période dans laquelle nous nous trouvons est ainsi qualifiée de période de «soudure», terme caractérisant le passage d'une saison à une autre et impliquant un passage obligé dans «un temps creux, presque vide» durant lequel la nature prend le temps de s'adapter aux changements en cours. «C'est une loi à laquelle nous ne pouvons pas échapper, explique notre source. Durant cette étape, tous les pays du monde compensent le vide occasionné par deux sortes de procédés. Soit en important des pommes de terre de pays traversant d'autres saisons, et donc en pleine production, soit en destockant les quantités récoltées auparavant. Chez nous, le problème ne devrait cependant pas se poser. Les micro-climats existant un peu partout à travers le pays nous permet de produire onze mois et demi sur douze». Selon notre source, le problème ne peut également pas se poser en matière de «crise». «On ne peut pas parler de crise, et le citoyen peut en juger par lui-même. Actuellement, et dans les marchés, huit carreaux sur dix mettent en vente la pomme de terre, les deux carreaux restants ne se sont pas approvisionnés pour des raisons qui leur sont propres. Cela veut dire que le produit existe. Si à l'inverse, seuls deux carreaux sur dix étaient approvisionnés, cela voudrait dire qu'il y a une tension sur le produit.» Le cœur du problème demeure le même. Les initiés évoquent, une fois de plus, le dérèglement du circuit, fruit de «lobbies qui trouvent leur compte dans l'anarchie du marché et l'absence d'application de la réglementation».«Le travail hors circuit, ou ce que l'on appelle communément le marché noir, a pris le dessus sur le travail officiel, réglementé, basé sur des registres de commerce, contrèlé comme le veut la réglementation. L'illégalité et le trafic dominent, comme partout ailleurs. Les pouvoirs publics sont conscients du problème, ils le perçoivent parfaitement mais personne ne veut agir. Les responsables refusent également de s'adresser clairement aux Algériens et leur expliquer, une fois pour toutes, qu'il est impossible de revenir aux prix que nous avons connus au cours de ces dernières années. Le dinar n'est plus ce qu'il était auparavant, sa valeur a changé.» La crise, réelle celle-là , est profonde”?
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