La privatisationdu Crédit populaire algérien (CPA) interviendra « dans quelques mois » et cellede la deuxième banque publique la BDL en 2008, selon les déclarations du ministredes Finances, M. Mourad Medelci, faites, jeudi, lors de la conférence-débat duForum d'El-Moudjahid. Ce projet semble recouper l'ambition demoderniser le système bancaire encore décrié pour ses lenteurs et la difficultééprouvée à s'adapter à la nouvelle donne économique. Il y a aussi le souciexprimé de faire supporter le poids du financement du développement économiqueà des banques privées. Car, jusque-là, les banques publiques assurent à ellesseules 90% des crédits. L'objectif est de « rééquilibrer la charge » de sorte àcirconscrire cette participation à 60 - 40 % d'ici 2010, estime M. Medelci.C'est apparemment jouable puisque, selon lui, plusieurs banques primairesétrangères ont émis le souhait de s'implanter sur le marché algérien et desdossiers sont à l'étude.Cette évolutionvers le renforcement du secteur privé sera consolidé, a annoncé le ministre,par l'abrogation de la circulaire enjoignant aux entreprises publiques dedéposer leurs avoirs dans les banques publiques. «C'est une mesure transitoire » qui ne devaitpas durer une dizaine d'années », a-t-il expliqué. Le premier argentier du paysne s'est pas attardé sur les détails de la privatisation du Crédit Populaired'Algérie mais, selon des sources bien informées, cette banque devra seprivilégier le financement des petites et moyennes entreprises. Sans pourautant en faire sa spécialité. Une perspective qui confortera la stratégieindustrielle et la relance de l'activité économique avec, pour objectif, deparvenir à créer un million de PME d'ici 2009 alors que l'Algérie en compteactuellement 330.000. Lors du lancement de l'appel d'offres pour laprivatisation du CPA en octobre dernier, les autorités financières avaientidentifié le futur actionnaire majoritaire de la banque publique en ces traits:une grande banque de détail de dimension internationale pour faire du CPA unegrande banque de détail à l'échelle régionale et africaine. L'Etat resteraactionnaire à hauteur de 49% dans le capital du CPA après sa privatisation. L'ouverture du capital du Crédit Populaired'Algérie devrait faire un nouveau pas ce mois d'avril, avec la prochaineinvitation des 6 banques candidates (BNP Paribas, Crédit Agricole, Citibank,Groupe Banques Populaires, Santander, Société Générale) pour les data room pourleur permettre de « faire connaissance » avec le CPA. Deux comités techniques, l'un au ministèredes Finances et l'autre auprès du ministère délégué à la Réforme financière,pilotent le projet de privatisation avec le souci manifeste de réussirl'opération en s'entourant d'un maximum de précautions. Une vigilance qui s'exerce dans le choix dufutur actionnaire majoritaire, quitte à accuser du retard. Le « dans quelques mois » du ministre desFinances répond à l'exigence de prudence alors que les prévisions initialesarrêtaient du début de l'année 2007 la privatisation de cette banque publique.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Omar S
Source : www.lequotidien-oran.com