L'apport des compétences scientifiques à la nouvelle stratégieindustrielle et la nécessité de l'établissement d'un réseau entre lesscientifiques et chercheurs algériens travaillant à l'intérieur et ceux quisont à l'étranger a été, hier, au centre d'un débat au forum d'El-Moudjahid. « Comment innover avec lescompétences nationales à l'étranger » est la question à laquelle veulentrépondre les organisateurs de la conférence nationale intitulée « rôle de lascience et de la connaissance dans le développement socioéconomique » qui setiendra du 16 au 18 avril courant. Conférence qui devra rassembler leschercheurs algériens établis à l'étranger. Organisée à l'initiative de la Forem(Fondation pour la promotion de la santé et le développement) et du grouped'édition IBS, cette rencontre « sera l'occasion pour la communautéscientifique nationale d'apporter sa contribution à la croissance de l'économienationale par l'établissement de nouveaux liens entre nos chercheurs établis àl'étranger et nos universités» est-il soutenu. Pour cette idée qui n'est pasnouvelle, l'on invoque cette fois-ci, les changements entrepris qui « ouvrentdes opportunités aux cadres scientifiques et intellectuels pour qu'ilscontribuent au développement du pays». Mustapha Khiati, président de la Forem,indique que la fondation et l'association édition IBS « sont là pour compléterune action déjà engagée par l'Etat » pour inciter les compétences qui sont àl'étranger à prendre part au développement du pays. La conférence dont il estquestion vise, notamment, à partager le savoir-faire, les stratégies et lesméthodes nécessaires au développement économique et social. La conférence devra« déboucher », en outre, sur l'esquisse d'une plate-forme qui poussera à la réalisationde ces objectifs en mettant en place les mécanismes adéquats. Cela setraduirait sur le terrain, selon le président du Forem, par l'établissement deliens entre particulièrement l'université algérienne et le secteur privé,est-il indiqué. En attendant, les organisateursespèrent que leur appel à l'organisation de ce colloque aura l'écho qu'ilmérite parmi la communauté des scientifiques d'ici et celle établie àl'étranger. M. Mohamed Boudjelal, chercheur et responsable dans le domainepharmaceutique à Londres, citant le Bureau des statistiques américaines, aindiqué pour sa part qu' «environ 10.000 compétences algériennes, qui ont gardéleur nationalité, travaillent depuis l'an 2000 aux Etats-Unis». Il y a lieu designaler que 30.000 compétences nationales travaillent à l'étranger.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : S E K
Source : www.lequotidien-oran.com