Alger

Pour protéger le corail algérien



Les marins pêcheurs veulent une police des mers Le conseil national des marins pêcheurs se dit pour la protection du corail en Algérie et demande la création d’une police des mers Pour Hocine Bellout, «il y a urgence à mettre en place de nouvelles méthodes pour lutter contre les pratiques illégales de la pêche du corail car cet animal marin est en danger». «Il est temps de faire agir la police des mers, comme cela existe pour l’environnement par exemple», a t-il expliqué. Appuyant ses craintes par des preuves, M. Bellout, qui s’exprimait au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens, dira: «Il y a quatre jours seulement, 40 kilogrammes de corail ont été saisis par les services de sécurité. Cette quantité ne reflète pas la réalité du terrain, puisque des quantités énormes échappent aux mailles de ces services.» En 2004, 197 kilogrammes de corail avaient été saisis par la police et les douanes. En 2005, pas moins de 600 kilogrammes ont été récupérés. Ainsi, malgré l’interdiction de sa pêche, le corail algérien, très prisé pour sa qualité, se vend entre 900 et 1.500 euros sur les marchés étrangers. «Un véritable marché parallèle est ainsi né de cette pratique illégale, le corail étant interdit de pêche par le décret exécutif 01-56 de 1998», fait-on remarquer. Les marins pécheurs estiment que le ministère de la Pêche doit mettre en place les moyens nécessaires de lutte contre la pêche illégale, à travers des inspections des ports, de la mer et des bateaux suspects. Il doit annoncer l’ouverture légale de la pêche du corail en juillet 2008 après la fin de l’étude menée par un groupe composé des organismes français Creocean/Comex et du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), dans le but de définir le potentiel de ressources du littoral algérien et de délimiter les zones coralliennes susceptibles de supporter la pêche. Il faut savoir que depuis son interdiction, jamais la pêche du corail n’a cessé. La pêche avait été suspendue pour permettre au corail de se régénérer et pour développer un plan durable pour cette industrie, afin d’éviter que ne se reproduise un tel épuisement de cette ressource marine. Toutefois, le ministère indiquait, il y a quelques jours, que la pêche au corail dépendra des résultats de l’étude d’évaluation des ressources concernant l’état des massifs coralliens depuis la côte d’Annaba jusqu’à l’extrême-ouest, sur une période d’un an, qui s’est achevée en juillet de cette année. «Seule une évaluation positive nous permettra de prendre une décision immédiate ou différée quant à l’avenir de l’exploitation du corail», a souligné le ministre il y a quelques jours. Largement connu pour sa qualité, le corail d’El-Kala (El-Tarf), est particulièrement prisé.
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