
Le président du Front pour la justice et le développement persiste et signe, la nouvelle Constitution adoptée dimanche dernier porte l'empreinte du clan laà'que du pouvoir et consacre, selon lui, «maintes ruptures d'avec nombre de valeurs du pays».M. Kebci-Alger (Le Soir) - Abdallah Djaballah, qui s'exprimait, hier mardi, au forum du quotidien Essaout el Akhar, en a voulu pour preuve tangible de son constat, un «passage» du message du président de la République aux parlementaires lu en son nom par le président du Sénat à l'issue du vote dudit projet de révision constitutionnelle. Ledit passage, selon le conférencier, soutient que cette Constitution s'assigne, entre autres objectifs, de construire une «société de valeurs démocratiques et républicaines». Ce que Djaballah décrypte comme une «velléité non avouée de laà'cisation de l'Etat et du peuple». Ceci via, a-t-il expliqué, nombre de ruptures que cette nouvelle Constitution consacre avec l'histoire de la nation intimement liée avec la religion musulmane. «Je suis triste qu'ils aient mis un clou rouillé dans le corps de la nation», a-t-il soutenu, estimant que cette nouvelle Constitution «travaille le courant laà'que».Et comme pour appuyer son assertion, Djaballah a donné en exemple la cas de la langue amazighe à laquelle ce même courant «voudrait imposer la graphie latine au détriment de la transcription arabe» qui aurait été, selon lui, un «autre facteur de cohésion nationale».Et d'aller à contresens de l'histoire toute récente du combat identitaire en soutenant que c'est la mouvance islamiste, lors d'une manifestation féminine en 1989, qui avait été la première à porter la revendication à travers un mot d'ordre amazigh transcrit en caractères arabes, passant sous silence «l'aversion pour ne pas dire autre chose», que nourrissait cette mouvance verte dans sa globalité, aux aspirations identitaires portées par des générations de militants bien avant.Soutenant avoir refusé la toute première offre de poste de secrétaire général du ministère des Affaires religieuses et des Biens waqfs, qui lui aurait été faite en 1981 par les «services», en contrepartie de son renoncement à son activisme au sein du mouvement des Frères musulmans dont il soutient être le fondateur incontesté et incontestable, Djaballah a soutenu que l'ancien patron du défunt DRS n'était pas le seul à être derrière ses mésaventures au sein des mouvements Nahda puis Islah desquels il a été éjecté, puisque bien d'autres, citant le général Betchine, ont été de ces mouvements de redressement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com