La direction des équipements est souvent confrontée à des entreprises qui manquent de moyens, mais qui soumissionnent. La direction pourrait «blacklister» certaines entreprises et bureaux d'études (BET).Plusieurs projets d'équipements publics sont en souffrance. Les bureaux d'études (BET) et les entreprises réalisatrices ne respectent pas les clauses contractuelles contenues dans le cahier des charges. Le manque de moyens humains et matériels, la faible cadence des travaux font que les délais contractuels ne sont pas toujours respectés.
D'où la décision de la direction des équipements d'Alger, chargée de me0d'infrastructures de mettre en demeure les entreprises et menacer de résilier leurs contrats. Chargée de la réalisation du projet de la faculté de médecine de Ben Aknoun, l'entreprise Cosider Construction, qui a été mise en demeure, a décidé de renforcer la cadence des opérations.
Des travaux sont actuellement engagés par l'entreprise qui a décidé, semble-t-il, d'achever les finitions et ainsi permettre l'installation des équipements et l'occupation des lieux par les étudiants. «La faculté ouvrira», s'est contenté de nous indiquer une source de la wilaya, qui n'a pas donné d'échéances précises. L'avalanche des mises en demeure continue en direction des entreprises chargées des projets du secteur de l'éducation.
La direction de la wilaya vient de mettre en demeure le bureau d'études Design et Conception, titulaire du contrat relatif aux études et suivi de la résidence universitaire de 4000 lits à El Djorf, Bab Ezzouar, Alger. Il est exigé de ce BET de remettre un rapport détaillé de l'analyse des offres financières des entreprises soumissionnaires sur les deux lots, de lever les réserves émises par la Protection civile et celles du CTC d'assurer la mission de suivi. La direction exige aussi du bureau d'études de déléguer un représentant permanent pour assurer la coordination avec ses services. «Faute de satisfaire à cette mise en demeure dans les délais prescrits, il vous sera fait application des mesures coercitives prévues par la réglementation en vigueur, notamment la résiliation unilatérale du marché à vos torts exclusifs», prévient la direction de wilaya.
Autre BET dans le collimateur : l'Eurl Proconsultores Algérie, titulaire du contrat portant études et suivi d'un lycée 1000 places à Chéraga. Le bureau est mis en demeure d'obtempérer aux demandes de l'administration dans un délai de 48 heures à dater de la publication du présent avis (hier) dans la presse nationale, faute de quoi son contrat sera résilié aux torts exclusifs du bureau d'études. «Toutes les dépenses induites par la procédure de résiliation ainsi que par la relance du projet avec de nouveaux prix seront sèchement imputées au bureau d'études», précise la direction qui rappelle que le bureau d'études a été mis en demeure début septembre, mais il n'a donné aucune suite aux injonctions. La direction des équipements est souvent confrontée à des entreprises qui manquent de moyens, mais qui soumissionnent pour remporter des projets de plusieurs milliards de centimes.
Rares sont les entreprises nationales qui donnent satisfaction. «Cosider est parmi les rares entreprises nationales les plus sérieuses. Les autres entreprises, qui ne disposent pas du matériel et des moyens nécessaires, se précipitent souvent pour avoir les marchés, mais pour n'en réaliser finalement aucun. Les délais ne sont pas toujours respectés», nous assure une source à la direction des équipements. «La direction pourrait finalement décider à les blacklister et leur retirer tous les marchés», menace-t-elle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nadir Iddir
Source : www.elwatan.com