Les atouts de l’Algérie ont été complètement ignorés au sommet fondateur de l’UPM à Paris. Sarkozy a fait de ce rendez-vous une occasion pour la France de briller au Proche-Orient.Après avoir éludé la question par un “chaque chose en son temps”, le président Bouteflika a finalement participé au sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée qui vient d’avoir lieu à Paris. Si le chef de l’État avait donné du fil à retordre à l’Élysée qui a déployé des efforts de persuasion (Bernard Kouchner, deux visites en six mois, François Fillon, en visite à Alger fin juin, et Nicolas Sarkozy, une visite d'État en novembre), il n’en reste pas moins que l’Algérie avait donné son accord de principe pour le rendez-vous du 13 juillet mais qu’elle avait souhaité des éclaircissements sur le contenu, les objectifs et les rôles de chacun dans la configuration politique de l’UPM. Ainsi, la participation du président Abdelaziz Bouteflika au sommet était prévisible même si dans leur ensemble les questions d’Alger sur le projet de Nicolas Sarkozy qui vient de réussir un grand événement diplomatique qui marquera sa carrière, demeurent encore sans réponses. Pas question donc d’adopter “la politique de la chaise vide” ou “de rester en marge” de ce nouveau processus euroméditerranéen né sur les décombres du processus de Barcelone. Des sources proches du dossier considèrent, au lendemain du tomber de rideau sur le sommet fondateur de l’UPM, que “l’étape de Paris était nécessaire mais restait insuffisante” vu la complexité des problèmes à régler dans un bassin méditerranéen qui offre au monde entier un lugubre échantillonnage de conflits.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salim Tamani
Source : www.liberte-algerie.com