La balance des paiements reste vulnérable pour le cas de l'Algérie non seulement aux fluctuations des marchés énergétiques mais et surtout aux fluctuations du marché des changes.Dans son rapport sur la stabilité bancaire 2009-2011, la Banque d'Algérie dresse un topo de l'impact de la crise économique et financière de 2008-2009 sur les revenus de l'Algérie, mais pointe un autre élément. Le fait est qu'en raison du renchérissement de l'euro par rapport au dollar, particulièrement durant la période ciblée, les importations ont coûté plus cher. Ainsi, explique le document en question, «la forte volatilité sur le marché international des changes a joué sur le renchérissement des importations algériennes provenant de la zone euro», sachant que dans le montant total des importations, la part provenant des pays de la zone euro sur la période 2009-2011 est estimée à 46%.
Ceci au moment où les recettes du pays proviennent «quasi-exclusivement de l'exportation d'hydrocarbures et sont libellées en dollars». Ainsi, l'envolée du taux de change de l'euro au détriment du dollar en 2009 a rendu les importations provenant de la zone euro plus chères, minimisant l'effet de la baisse des prix des produis alimentaires de base.Une affirmation qui ne fait que confirmer le constat de nombreux économistes à ce sujet, mais qui révèle une vulnérabilité supplémentaire de la balance des paiements, d'autant que les importations en valeur ne font qu'augmenter d'année en année et pourraient bien dépasser la barre des 50 milliards de dollars dès cette année.
Un fait que ne fait qu'accroître la vulnérabilité de la balance des paiements qui est largement tributaire des exportations en hydrocarbures. Aussi et au-delà de la faiblesse des exportations hors hydrocarbures, la Banque centrale pointe les transferts au titre «des économies sur les salaires de l'émigration algérienne» qu'elle estime limités et qui se résument en majorité au transfert des retraites. Aussi, force est de constater que malgré une légère hausse des investissements directs étrangers (IDE), ces derniers sont toujours minimes. L'autorité monétaire indique à ce propos que les IDE n'ont pris «une certaine importance qu'à partir de 2006, passant de 1,795 milliard de dollars en 2006, à 2,594 milliards de dollars en 2008, à 2,746 milliards de dollars en 2009 et à 2,564 milliards de dollars en 2011».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Roumadi Melissa
Source : www.elwatan.com