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Les patrons algériens s'unissent : la Coordination du patronat algérien est née Economie : les autres articles



Les patrons algériens s'unissent : la Coordination du patronat algérien est née Economie : les autres articles
Cette nouvelle organisation patronale, créée à la veille d'une tripartie que l'on veut dédier à la chose économique, s'avérerait de poids et de taille face à un gouvernement en manque de gouvernail.Les huit organisations patronales existantes ont décidé enfin d'accorder leurs violons et de s'unir afin de mieux s'imposer dans le débat économique engageant le devenir du pays. Les patrons se sentent plus concernés par la situation économique dans laquelle se débat le pays, otage de décisions politiciennes, de stratégies infertiles et d'une rente plutôt paralysante. En effet, les présidents des différentes organisations patronales conviés à la prochaine tripartie, prévue pour le 10 octobre, se sont réunis hier. Ils ont décidé ainsi de créer à la même occasion la Coordination du patronat algérien (CPA) qui regroupera les huit organisations patronales actuellement existantes sur la place d'Alger.
Une déclaration finale et un rapport opérationnel ont été élaborés à l'issue de cette réunion. Les patrons algériens issus des différentes organisations ont élu Abdelouahab Rahim, PDG du groupe Arcofina, à la tête de la CPA, avons-nous appris, hier, de sources patronales. Il est désigné, en termes plus clairs, comme coordinateur national de la CPA. Le débat s'était engagé depuis quelques jours sur le projet de relance industrielle, concocté dans les «cuisines» de Cherif Rahmani, désormais ex-ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement.
Feuille de route commune
La nouvelle organisation patronale a, à cet effet, élaboré une feuille de route qu'elle entend soumettre à l'appréciation du gouvernement lors de la prochaine tripartite. Les syndicats patronaux étaient depuis toujours désunis. Cette nouvelle organisation, créée à la veille d'une tripartie que l'on veut dédier à la chose économique, s'avérerait de poids et de taille face à un gouvernement en manque de gouvernail.
Souvent critiquées pour leur désunion, les organisations patronales ont ainsi décidé de partir, cette fois-ci, en rangs serrés à la rencontre de l'Exécutif.
Les enjeux de la prochaine tripartite sont grandioses. Celles des prochaines années aussi. D'où la décision des patrons de se fédérer sous le toit d'une seule coupole. Le gouvernement, tel qu'il a été nouvellement remodelé, semble n'avoir pas encore mesuré la gravité de la situation économique du pays. Autrement, les rites sacrificiels auxquels s'adonnent les clans du régime en place semblent avoir pris le dessus sur l'intérêt suprême du pays.
Quoi qu'il en soit, syndicats patronaux, partenaires sociaux et gouvernement ont du pain sur la planche ; la situation risque de basculer et la rente qui servait jusqu'ici à acheter la paix sociale s'amenuise. L'investissement productif, seul susceptible de créer les richesses et les emplois, s'érige en unique alternative.
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