Alger - Revue de Presse

Paris souhaite sa création lors de sa présidence de l'UE Un centre méditerranéen antidrogue à Toulon



Emise voici à peine trois mois, l'idée française d'un organeméditerranéen de lutte contre le trafic de drogue fait son chemin. A moins d'unimprobable «couac», le projet devrait pouvoir aboutir, courant 2008, si l'on encroit les confidences de la presse parisienne.Dans l'entourage du ministre français de l'Intérieur, MichèleAlliot-Marie, on paraissait, ce week-end, optimiste sur la faisabilité duprojet. Paris entend profiter de sa présidence de l'Union européenne -1erjuillet/31 décembre 2008- pour en faire valoir la mise en place auprès de sespairs.La France se propose d'en installer le «QG» à Toulon, ville portuaire quiabrite l'une des principales bases navales françaises. Le format de l'entitén'a pas encore été suffisamment précisé. Selon toute vraisemblance, ils'agirait d'un «Centre de renseignements et d'opérations» contre le trafic desstupéfiants en Méditerranée. Conçu de la sorte, le centre est appelé à servirde structure opérationnelle d'unités de sécurité méditerranéennes, totalementdédiées à la traque des narcotrafiquants. Selon les premiers élémentsdisponibles, il coordonnera les actions de lutte entre les services de police,de gendarmerie et de douanes des deux rives. Outre l'échange permanent derenseignements et d'informations sur les flux et filières de drogue, le centreaura vocation à surveiller la «Méditerranée de la drogue» au moyen d'unquadrillage systématique et à arrêter les trafiquants.Le principe de ce centre a été annoncé, pour la première fois, en octobredernier, à l'occasion d'une visite du ministre français de l'Intérieur, enPologne. Michèle Alliot-Marie s'est inspirée du «succès» d'une structure déjàopérationnelle sur l'Atlantique (Portugal). Dirigée par les Anglais, celle-ciest composée d'unités de police maritimes de France, du Portugal, d'Espagne,d'Italie, des Pays-bas et d'Irlande. Elle surveille l'importation de cocaïneentre l'Amérique du Sud et l'Europe occidentale et du Nord via l'Afrique del'Ouest. Depuis l'été dernier, date de son entrée en service, la structure adéjà mis la main sur quinze tonnes de cocaïne destinées au marché européen,selon «Le Parisien».S'il venait à voir le jour, le centre de Toulon sera «armé» contre letrafic issu du Maghreb et du Moyen-Orient. L'Europe est, de plus en plus,préoccupée par le regain de trafic entre les deux rives. Le marchénord-américain de cocaïne connaissant une «saturation», les narcotrafiquantscolombiens ont choisi de changer de cap et d'orienter leurs «cargaisons» versles latitudes européennes, via l'Afrique de l'Ouest et le Maghreb. Selon lesspécialistes français de l'anti-drogue, le haschich marocain a fait del'Espagne son port d'entrée en Europe. De plus, à défaut de pouvoir transiterpar l'Atlantique, la cocaïne sud-américaine, livrée depuis l'Afrique del'Ouest, essaye de se faufiler à travers l'Afrique du Nord.Au sud de la Méditerranée, aucune réaction n'a été signalée pour lemoment sur le projet de la France. A l'automne 2006, l'Algérie avait participé,à Strasbourg, à une conférence ministérielle sous la bannière du Conseil del'Europe sur le combat anti-drogue en Méditerranée.Dirigée par le directeur général de l'Office national de lutte contre ladrogue et la toxicomanie, Abdelmalek Sayah, la délégation algérienne avait faitsienne l'idée de création d'un réseau euro-méditerranéen anti-drogue.
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