Alors que les principaux indicateurs économiques témoignent de la solidité économique de l'Algérie, le pays continue de se heurter à certaines difficultés préoccupantes. La première est la forte dépendance à l'égard des hydrocarbures, risquée, dans la mesure où les chocs internes et externes peuvent potentiellement ébranler l'économie. Autres sources d'inquiétude, le taux d'inflation actuel, chiffré à 8,9 % fin 2012 (+ 12,2 % environ), principalement porté par l'augmentation des prix des denrées alimentaires et des boissons, mais aussi le chômage et le rôle important de l'Etat dans l'économie nationale.
Au cours d'une présentation donnée au Parlement en décembre 2012, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a indiqué que le produit intérieur brut (PIB) total en prix courants devrait atteindre 16,2 mille milliards de dinars algériens (156,08 milliards d'euros), un résultat en hausse par rapport aux 14,5 mille milliards de dinars algériens (139,7 milliards d'euros) enregistrés en 2011. Si les chiffres officiels de la croissance du PIB réel n'ont pas encore été communiqués, la Banque mondiale a néanmoins estimé, en janvier 2013, que l'Algérie avait affiché une croissance de 3 % en 2012, contre 2,5 % en 2011. Cette année, d'après les prévisions, la croissance du PIB devrait atteindre 3,4 %, avant de progresser à un rythme plus soutenu pour s'établir à 3,8 % et 4,3 % en 2014 et 2015. Le Fonds monétaire international (FMI) anticipait une croissance légèrement plus modérée pour 2012 (2,5 %), mais s'aligne cependant sur les prévisions de la Banque mondiale pour 2013 (3,4 %).
Les entreprises semi-publiques sont présentes dans un certain nombre de secteurs, y compris l'industrie lourde, la banque et les télécommunications, mais c'est dans les secteurs pétrolier et gazier, qui représentent à eux seuls un peu moins de la moitié du PIB total, que le secteur public est le plus actif.
D'autre part, Le gouvernement espère en particulier que deux secteurs, le tourisme et le secteur halieutique, tireront profit des nouvelles réformes adoptées dans le cadre du budget 2013. Les procédures d'octroi des terrains de l'Etat aux entreprises du tourisme souhaitant se développer dans des zones d'investissement désignées seront simplifiées, puisque les terrains pourront désormais être attribués de manière accélérée par les autorités locales, sans passer par le processus d'acquisition normal.
Quant aux entreprises du secteur halieutique, elles pourront désormais prétendre aux aides financières directes et aux avantages fiscaux proposés dans le cadre du Fonds national de développement de la pêche et de l'aquaculture, jusque-là exclusivement réservés aux individus ou aux coopératives.
Les exportateurs de produits industriels et agricoles profiteront également des modifications apportées au cadre réglementaire actuel. Les nouvelles dispositions facilitent en effet la création d'un régime douanier " de ristourne ", qui permet aux exportateurs de récupérer les droits et taxes payés sur les facturesde production importée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L S
Source : www.lemaghrebdz.com