En contractant auprès de la Caisse nationale d'épargne et de prévoyance (CNEP-Banque) un crédit pour le rachat de créance (CRC), les particuliers optent pour cet établissement comme partenaire financier aux dépens de celui auprès duquel ils ont contracté leur prêt immobilier. Le montant du CRC correspond au capital (crédit) restant dû au créancier initial à hauteur de 90%, avec la prise en considération de la valeur du bien immobilier objet du financement qui sera expertisée.
La gamme des crédits hypothécaires de la CNEP-Banque s'étoffe d'un nouveau produit : le crédit pour le rachat de créance (CRC). Il sera accordé, indique un communiqué de cet établissement financier parvenu aujourd'hui à la rédaction de Maghreb Emergent, aux particuliers détenteurs d'un prêt immobilier au niveau d'une banque algérienne (publique ou privée) et qui acceptent de changer de partenaire financier en optant pour la CNEP-Banque.
Le CRC intéressera particulièrement les jeunes qui pourront ainsi bénéficier des durées de remboursement à long terme qu'offre la « banque de l'immobilier ». Il leur permet de dégager des capacités d'emprunt qu'ils peuvent mettre à profit pour aménager leur bien ou procéder à son extension.
Pour rappel, la CNEP-Banque est connue pour offrir des durées de remboursement qui peuvent aller jusqu'à 30 ans pour les clients de plus de 35 ans et 40 ans pour les jeunes de 35 ans ou moins, la limite d'âge étant fixée à 70 ans.
Par le changement de partenaire bancaire, le bénéficiaire du CRC soldera une dette relative à un crédit immobilier contracté auprès d'une autre banque algérienne. La CNEP-Banque subrogera cette dernière dans ses droits avec tous les attributs, accessoires et garanties attachés à cette créance.
Des conditions pour obtenir un CRC
Les créances objet du financement doivent être en phase de recouvrement. Ils doivent être exclusivement des crédits immobiliers consentis pour la construction, l'extension, la surélévation, l'aménagement ou l'acquisition d'un bien à usage d'habitation, commercial ou professionnel ou l'acquisition d'un terrain pour la construction d'un bien immobilier.
Selon des explications fournies par la CNEP-Banque à l'APS, le montant du CRC correspond au « capital (crédit) restant dû au créancier initial à hauteur de 90%, avec la prise en considération de la valeur du bien immobilier expertisé objet du financement ». Ainsi, si cette expertise révèle que la valeur de celui-ci est dérisoire, le montant du CRC sera inférieur au crédit contracté auprès de la banque initiale du client.
Cependant, ce montant peut aller jusqu'à 100% de la valeur du crédit initial et du bien immobilier lorsqu'il s'agit d'un « crédit Jeune », ont expliqué à l'agence de presse publique des sources au sein de la CNEP.
A l'évidence, le postulant au CRC doit offrir un certain nombre de garanties, notamment une hypothèque portant sur le bien financé et recouvrant l'encours du crédit. La créance doit, en outre, être « saine et à jour » dans le recouvrement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rafik Sakène
Source : www.maghrebemergent.info