L'Algérie revendique des consultations politiques « plus régulières » avec l'Organisation nord-atlantique (OTAN), dans le cadre du dialogue méditerranéen, et fait savoir que son programme individuel de coopération est en cours d'examen par les autorités compétentes.
Il semble que le directeur général Europe au ministère des Affaires étrangères a été chargé de répondre aux demandes que le secrétaire général délégué de l'OTAN a formulées lundi, à partir du Conseil de la Nation, à propos des priorités algériennes du programme individuel de coopération et de la conclusion d'un échange de lettres, concrétisant la participation de l'Algérie à l'opération Active Endeavor de lutte contre le terrorisme en mer. « Nous souhaitons des consultations politiques plus régulières à l'instar de ce qui se fait dans le cadre du partenariat euroméditerranéen » a, en effet, fait savoir Mouloud Hamaï. Par sa voix, l'Algérie souhaite aussi que la célébration du 60ème anniversaire de l'Alliance atlantique soit « une occasion pour étoffer le dialogue méditerranéen (DM) ». Pour rappel, c'est au sommet de Bucarest que le président français Nicolas Sarkozy a réussi à faire accepter l'idée d'une célébration en décembre prochain, de cet anniversaire, en même temps dans Kehl et Strasbourg, pour symboliser, a-t-il dit, « l'amitié franco-allemande » qu'il veut tant gagner pour des besoins de plus d'assurance.
Le DG Europe au MAE a affirmé en substance, que le programme individuel de coopération « est en cours d'examen par les autorités compétentes ». Il est question pour l'Algérie, selon lui, de « tirer par ce programme un maximum de bénéfice pour une mise en oeuvre rationnelle et efficace de notre coopération ». Hamaï fait savoir en outre, que l'Algérie estime que « le dialogue méditerranéen doit conserver sa propre spécificité à savoir l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans une région géostratégique qu'est l'espace méditerranéen ». Le DG Europe conclut son intervention en soulignant que « nous souhaitons vivement que ces préoccupations soient prises en considération dans les projections futures ». En préalable à ces demandes, Hamaï a pris le soin de faire « un cadrage général de la coopération de l'Algérie avec l'OTAN ». Il indiquera que « l'Algérie n'a décidé de son adhésion en 2000 au dialogue méditerranéen, qu'après mûre réflexion sur la base d'un examen approfondi de la question ». Il estime que cette décision a été facilitée « notamment parce que l'OTAN répond à la nécessité d'un renforcement de la sécurité en Méditerranée » et que l'Algérie cherche « une visibilité politique claire sur l'avenir de la région ». En plus, le DM étant, selon lui, le relais du processus de Barcelone, il répond parfaitement aux trois principes de l'Algérie en matière de sécurité à savoir l'unité et l'indivisibilité de la sécurité, la nécessité d'une approche globale pour la préserver et enfin, pour cela, le dialogue et la concertation. Le diplomate algérien fait remarquer que sur la dimension pratique du DM prédomine celle militaire, puisque 80 % des 700 activités proposées par l'Alliance sont militaires. « L'Algérie participe dans un grand nombre de ces activités et d'une manière moindre dans celles civiles, en fonction de ses priorités », a-t-il rappelé.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : G O
Source : www.lequotidien-oran.com