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Téhéran semble refuser de geler sa production. Et Bagdad a annoncé qu'il ne participerait pas à un accord, car il est engagé dans une guerre contre l'organisation Etat islamique (EI).L'accord d'Alger sur la limitation de la production de pétrole des pays Opep, conclu fin septembre dernier, fait figure de travail inachevé. Pour le moment du moins.Sa mise en ?uvre dépend de la volonté des Etats membres de l'organisation pétrolière de tailler dans leur production selon des quotas qui leur seront attribués par un comité technique. Ce dernier s'est réuni les 28 et 29 octobre à Vienne, sans se mettre d'accord sur une reconfiguration du système des quotas, en raison de divergences relatives aux niveaux de production de l'Iran et de l'Irak.Téhéran semble refuser de geler sa production. Et Bagdad a annoncé qu'il ne participerait pas à un accord, car il est engagé dans une guerre contre l'organisation Etat islamique (EI). Ainsi, le chacun pour soi qui prévaut à l'Opep risque de faire échouer l'accord d'Alger et, du coup, de repousser la remontée des cours de l'or noir. L'Opep s'en inquiète, parce que le facteur temps joue contre elle.Elle devrait se réunir le 30 novembre prochain pour mettre au point les détails de l'accord dont fait partie la répartition des quotas. Dans un communiqué rendu public à l'issue de la rencontre de samedi 29 octobre, elle a exprimé ses inquiétudes quant à "des surplus persistants" de pétrole brut. Elle reconnaît les difficultés d'amener les membres de l'organisation à privilégier leurs intérêts communs plutôt qu'individuels. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, par la voix de son secrétaire général, estime que c'est seulement ensemble que l'on pourra aller de l'avant. Elle explique que le rétablissement de l'équilibre des marchés a pris trop de temps et que nous ne pouvons prendre le risque de retarder l'ajustement plus longtemps. Aussi, nous pourrions attendre un maximum d'engagement de tous les membres et non-membres de l'Opep dans ce but et nous en attendons pas moins dans la mesure où c'est notre engagement, non seulement pour nos pays membres, mais aussi pour la communauté dans son ensemble. Six pays non-membres de l'Opep ont pris part aux discussions de samedi dernier à Vienne. Il s'agit de l'Azerbaïdjan, du Brésil, du Kazakhstan, du Mexique, d'Oman et de la Russie.L'Opep et la Russie (principal producteur de pétrole avec l'Arabie saoudite) ont tenu plusieurs réunions récemment afin de resserrer leur coopération pour diminuer la volatilité des prix du pétrole.Moscou, très affecté par les sanctions qui lui ont été imposées par l'UE et les Etats-Unis à cause du conflit ukrainien, a affirmé sa volonté de se joindre aux efforts de l'Opep pour stabiliser le marché.Il y a un besoin "pressant" et "urgent" d'accélérer le rééquilibrage, a souligné le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak, lors d'une récente visite à Vienne.Le ministre azerbaïjanais de l'Energie, Natig Aliyev, a déclaré : "Nous allons discuter des positions connues des pays, d'abord pour tous les pays de l'Opep." Certaines mesures doivent être "prises pour stabiliser le marché", a-t-il ajouté.Youcef Salami
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