Alger - Revue de Presse

Nucléaire civil



Greenpeace dénonce l’accord algéro-français L’accord sur le nucléaire civil, finalisé mardi dernier entre Paris et Alger, doit encore être validé par Bruxelles avant d’aboutir totalement... L’Etat français consultera Bruxelles qui doit donner son avis sur la conformité du texte avec le traité Euratom, dont le but est de permettre le développement de l’énergie nucléaire tout en assurant la protection de la population contre les effets nocifs des rayonnements ionisants. L’accord définitif entre la France et l’Algérie pourrait donc être signé d’ici un mois, selon des sources concordantes. Mais avant même son approbation par l’Union européenne, des craintes s’expriment ici et là. A commencer par Greenpeace qui dénonce l’accord de coopération nucléaire entre la France et l’Algérie. Selon cette ONG non gouvernementale, le président français «tente de mettre l’Algérie sous dépendance nucléaire française», instrumentalisant comme d’habitude les changements climatiques pour défendre les intérêts commerciaux d’Areva. «En quoi promouvoir le nucléaire va-t-il profiter aux populations? Libye, Maroc, Algérie... Quels sont les deals en cours? On peut s’interroger sur la volonté de certains États de se lancer dans une technologie en régression au niveau mondial, très risquée et très coûteuse, qui les mettra sous dépendance technologique et énergétique de la France et d’Areva, alors qu’ils disposent de toutes les conditions pour passer directement à un modèle énergétique propre, notamment fondé sur les énergies renouvelables?» s’interroge Yannick Rousselet, chargé de la campagne Energie de Greenpeace France. Enfin, l’UE s’inquiète des retombées d’un tel accord. Face aux ambitions nucléaires de la France sur le pourtour méditerranéen, l’Union européenne avait, à plusieurs reprises, exprimé ses craintes quant au risque de prolifération du nucléaire civil. «Le problème tient à l’usage dual de la technologie nucléaire: l’uranium est enrichi pour alimenter une centrale et produire de l’électricité, mais si ce combustible fait l’objet d’un nouvel enrichissement, il devient une arme de destruction massive», avait ainsi déclaré, début novembre, le Haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, Javier Solana. Cette inquiétude est partagée par les Verts. Le parti écologiste a dénoncé cet accord, caractéristique, selon lui, de «l’inféodation de la puissance diplomatique de la France aux intérêts des entreprises nucléaires». Et de conclure: «Après la Libye, l’Allemagne, la Chine, la politique commerciale agressive du consortium Sarkozy-Areva se déploie aujourd’hui en Algérie.» Mais pour le ministre de l’Energie, Chakib Khelil, l’Algérie pourrait, dans les dix années à venir, «lancer la construction d’une centrale». La construction de la future centrale nucléaire sera confiée à Areva, leader mondial dans le domaine. Cette entreprise, qui est présente depuis peu en Algérie -elle y a un bureau de représentation- devrait à terme ouvrir une filiale qui couvrirait toutes ses activités en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. L’accord signé entre les deux pays porte sur la recherche mais aussi sur des applications concrètes, telles que la production d’électricité à partir de centrales électronucléaires ou encore le développement d’applications de l’énergie nucléaire dans l’agriculture. Ce sera incontestablement la multinationale Areva qui sera chargée de construire les centrales nucléaires qui seront installées en Algérie. Ces centrales nucléaires sont des projets de troisième génération appelée EPR. Saïd Farhi
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)