Deux jours après les élections législatives, le ministre de l'Intérieuret des Collectivités locales est revenu sur le scrutin sur les ondes de lachaîne 3 de la radio nationale.En plus du taux de participation jugé «acceptable et correct», M.Zerhouni, répondant à une question sur l'impact des dernières actions terroristesd'Alger et de Constantine, a estimé que les Algériens, en se rendant aux urnes,ont exprimé clairement leur «attachement à la démocratie et au renforcement duprocessus démocratique», de même que leur rejet de la violence et duterrorisme. Toutefois, le représentant du gouvernement indique que la menaceterroriste «a quelque peu pesé» sur le scrutin, notamment après les actionsterroristes de Constantine, «mais n'a pas été déterminante» sur le déroulementdes élections. A propos de tentative de fraude, le ministre de l'Intérieur et desCollectivités locales a souligné que «les auteurs n'ont pas encore étéidentifiés et qu'une enquête judiciaire a été diligentée». Dans le même ordred'idées, M. Zerhouni a qualifié de «minimes» les quelques cas de dépassementsconstatés durant le scrutin, estimant même que le signalement de cesdépassements est «une preuve que le système de garantie et de contrôle duscrutin a bien fonctionné». Pour le ministre, ces dépassements ne seraientqu'une «manipulation» ayant pour but d'entacher et de décrédibiliser lesélections. Concernant d'autres volets ayant trait au scrutin du 17 mai, le ministreconsidère que le grand nombre de bulletins nuls exprimés (961.751) est unsignal fort de mobilisation des électeurs qui ont voulu consolider le processusdémocratique. Leur choix est synonyme de leur confiance en l'Etat et ilsveulent que leur choix soit respecté». Commentant l'important tauxd'abstention, le plus important depuis l'indépendance, Yazid Zerhounil'explique par le fait que ni les projets des partis politiques, ni lescandidats à la députation «n'ont satisfait l'électorat». Pour le représentant du gouvernement, la classe politique «ne s'est pasadaptée» aux attentes de la population et n'a pas utilisé «le langage qu'il fallait».Concernant l'impact des partisans du boycott, le ministre de l'Intérieur aréitéré sa déclaration de la veille en refusant que «la faible participationpeut être traduite comme une victoire des partisans du boycott des élections»,soutenant que «leur poids politique sur le terrain est connu».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com