Alger - Revue de Presse

Nicolas Sarkozy est arrivé hier à 16h30



Chérif Abbès n’a pas été convié par Bouteflika à l’aéroport «Houari Boumediène» Nicolas Sarkozy est arrivé hier à Alger pour une visite d’Etat de trois jours. Si les relations politiques restent tendues entre les deux pays, le président français espère retourner chez lui avec pour cinq milliards d’euros de contrats.Le président Sarkozy a été accueilli un peu vers 16h30 à sa descente d’avion à l’aéroport Houari Boumediène par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika. Les présidents Bouteflika et Sarkozy ont ensuite passé en revue un détachement de la Garde républicaine et des trois armes (terre, air, mer) qui leur rendaient les honneurs, avant d’écouter les hymnes nationaux des deux pays. Un fait marquant est cependant à relever lors de cette cérémonie d’accueil. Mohamed-Chérif Abbès, le ministre des Moudjahidin, n’a pas été convié par le président Bouteflika pour figurer parmi le staff ministériel devant saluer le président français à sa descente d’avion. Cette «défection» était d’autant prévisible du fait de la polémique qu’il a déclenchée à partir d’un entretien avec El-Khabar. Un entretien qui a même failli hypothéquer la visité espérée et préparée soigneusement par Paris et Alger. A noter que la capitale a été décorée aux couleurs françaises et algériennes, avec des portraits de Nicolas Sarkozy et Abdelaziz Bouteflika le long des principales artères. A l’issue d’un premier entretien avec le président algérien, Nicolas Sarkozy devait rencontrer lundi en fin d’après-midi des hommes d’affaires français et algériens dans un hôtel d’Alger. Le chef de l’Etat français est accompagné par huit ministres et secrétaires d’Etat, dont Rachida Dati, ministre de la Justice et Fadéla Amara, ministre de la Ville, et quelque 120 chefs d’entreprises dont de nombreuses PME. Il espère, en effet, retourner chez lui avec pour cinq milliards d’euros de contrats. Dans un entretien accordé à l’APS, Sarkozy a déclaré tabler sur la reconduction des contrats gaziers pour «garantir l’approvisionnement de la France jusqu’en 2019", ainsi que sur «un accord de coopération nucléaire». Les signatures ou confirmations de contrats «pourraient ainsi représenter jusqu’à 7.000 emplois directs supplémentaires en Algérie», a-t-il affirmé. L’Algérie est actuellement le troisième fournisseur en gaz de la France, derrière la Norvège et les Pays-Bas. En outre, Gaz de France (GDF) doit investir un milliard de dollars sur le gisement de Touat, et TOTAL 1,5 milliard de dollars pour la construction d’un complexe pétrochimique à Arzew. Parmi les grands patrons présents à Alger figurent la présidente du Medef, Laurence Parisot, le P-DG d’Alstom, Patrick Kron, celui de Gaz de France, Jean-François Cirelli, celui de Thales, Denis Ranque, et le président de Suez, Gérard Mestrallet. F. Kadache
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)