Alger - Revue de Presse

Mourad Medelci sur la chaîne III



«Des voyous sont à l’origine des scandales financiers»   Invité de l’émission «Questions de l’heure» de la radio nationale chaîne III, le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a abordé, hier, plusieurs aspects concernant la situation financière et économique du pays. D’après lui, la législation actuelle s’oriente vers un allègement de la fiscalité et des charges sociales. Des mesures devraient être prises, ainsi, incessamment pour réduire certaines taxes et certaines charges sociales. Selon le premier argentier du pays, une loi est en préparation à cet effet. Le projet de loi initié par son département propose une réduction équivalente de 25 à 30% du PIB. Revenant sur la question délicate de la privatisation des banques publiques, M. Medelci révèlera que le processus est déjà enclenché et que les appels d’offres seront lancés d’ici la fin de l’année. La première banque concernée par l’opération de privatisation est le CPA. Le ministre révèlera à ce sujet qu’une banque d’affaires a été engagée à l’effet d’élaborer les cahiers de charges devant servir de bases aux appels d’offres. Se montrant rassurant, M. Medelci annoncera qu’aucune suppression d’effectifs ne sera opérée. Concernant le remboursement anticipé de la dette publique extérieure du pays, le ministre avancera la coquette somme de 4,3 milliards de dollars versés aux créanciers du Club de Paris.Pour ce qui est de la dette privée, en négociation actuellement par la Banque d’Algérie avec le Club de Londres, M. Medelci révélera que les consultations débuteront au mois d’août prochain et le payement anticipé aussitôt après. Interrogé sur la situation des banques privées en Algérie, le ministre aura alors cette remarque lourde de significations: «On ne s’improvise pas banquier, il faut avoir la compétence pour cela!». Concernant, par ailleurs, les créances douteuses voire litigieuses dont s’est fait l’écho récemment le Fonds monétaire international (FMI), le ministre des Finances semble désarmé. «Ce sont des sommes prêtées à des débiteurs non identifiés», tentera-t-il d’expliquer sans pour autant convaincre. Sur ce registre précis, à savoir les scandales financiers qui se succèdent ces derniers temps, M. Medelci estimera que «ce n’est pas le système financier ou bancaire qui est en cause». Pour lui, c’est «l’existence de voyous dans le secteur qui est à l’origine de ces prédations». Et pour prévenir ce genre de pratiques préjudiciables à l’économie nationale et au moral de la nation, le ministre annoncera «la mise en place d’un nouveau système de payement et d’octroi de crédit». Est-ce une nouvelle panacée? Mohamed-Chérif Lachichi
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