Une amnistie pour les journalistes
Les journalistes auront droit à «un geste de bonne volonté» de la part du président de la République indiquent des sources sûres à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance, le 5 juillet prochain.
Abdelaziz Bouteflika va en effet décréter une amnistie en faveur de tous les journalistes impliqués dans des affaires liées à leurs écrits et au délit de presse à l’occasion d’un discours important qu’il prononcera mercredi prochain. Le président Bouteflika souhaite inaugurer une nouvelle ère dans les relations entre la presse et le pouvoir. Cette mesure généreuse est motivée, d’après notre source, par le souci présidentiel de rectifier le tir par rapport à la grâce prononcée le 3 mai dernier à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté d’expression en faveur des journalistes définitivement condamnés. Il faut savoir que cette mesure de laquelle le Président voulait faire une décision spectaculaire en ce sens qu’elle devait concerner «plus de 200 journalistes» n’aurait profité, en fait «qu’à une dizaine», précise encore notre source. Ce coup d’épée dans l’eau a valu le limogeage de plusieurs cadres du ministère de la Justice coupables de n’avoir pas bien apprécié les implications réelles d’une telle mesure. En effet, la majorité des journalises ayant tous fait appel aux verdicts des procès qui leur ont été intentés, la grâce n’a donc profité «qu’à quelques journalistes».C’est pourquoi, révèle notre source, le Pré-sident a décidé de décréter une amnistie générale pour faire bénéficier tous les journalistes avec un écho retentissant dans le monde de la presse et de l’opinion. Des indiscrétions laissent entendre que Bouteflika passera l’éponge sur toutes les affaires liées aux délits de presse et dont certaines remontent à plus de dix années. Une mesure à travers laquelle le chef de l’Etat confirme sa volonté d’en finir avec cette relation tendue entre le pouvoir politique et la presse et d’ouvrir une nouvelle page empreinte de sérénité.
C’est dans cette perspective que le nouveau ministre de la Communication, M. El-Hachemi Djiar, a convié ce week-end à Alger, tous les partenaires de la presse, (journalistes, éditeurs, imprimeurs, diffuseurs...) pour débattre à bâtons rompus des problèmes de la presse et de la façon la plus consensuelle de les dépasser. Le ministre a d’ailleurs beaucoup apprécié l’objectivité des débats et a promis de faire en sorte d’ouvrir tous les dossiers de ce secteur, notamment, le statut des journalistes, les conventions collectives et la clarification de la notion de service public. Par ailleurs, M. El-Hachemi Djiar n’a pas manqué de souligner que le président Bouteflika est favorable à une profonde réforme du secteur. Le ministre qui affectionne la méthode américaine de débat via des «brainstorming» donne rendez-vous aux professionnels des médias pour d’autres débats plus précis pour encadrer la profession et mettre les journalistes à l’abri des manipulations.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com