Alger - Revue de Presse

Mondialisation



Lesdouaniers algériens ne sont pas formés pour affronter les dangers de laglobalisation. Rien que çà ! Le Directeur général de la Douane ne peut eneffet, trouver mieux pour « dédouaner » un des principaux rouages de protectionde l'économie nationale, de l'incapacité de l'Etat à faire face à ce qu'ilconvient d'appeler le grand banditisme international. Voilà un doux aveu, quiva donner sûrement des idées à ceux qui avaient peut-être présumé de laperspicacité de nos douaniers. Il suffira donc pour les contrebandiers de toutpoils d'éviter le flair des chevronnés gabelous pour transformer nos barrièresdouanières en passoires. C'est triste de savoir qu'il est difficile au sein dece corps très sensible de trouver des compétences dignes de ce nom. Mais alors,quelle formation avaient reçu ces receveurs, contrôleurs vérificateurs quiparadent dans les ports et aéroports du pays ? A fouiller les valises et àdémonter les pare-chocs et les gentes de voitures peut-être. Sur ce chapitre,il y a, en effet, de quoi se flatter l'ego. Nos douaniers sont capables deflairer la bonne affaire rien qu'en observant de loin un véhicule. Cet art dela fouille des bagages et des véhicules a été poussé en Algérie jusqu'à ses extrêmesraffinements. Ils sont tellement efficaces nos douaniers que le plus gros descontingents de contrebandiers a préféré renoncer à jouer au passeur. Neuf foissur dix ils sont arrêtés. C'est dire qu'en la matière, la Douane algérienne estdevenue une référence. A telle enseigne que les plus grandes écoles de douanesau monde, enseignent l'expérience algérienne dans le volet de fouille desbagages et des véhicules.Cettenotoriété acquise, la fierté de nos responsables pouvait prendre un sérieuxcoup si des fois, ils s'aventuraient à envoyer nos précieux douaniers se formerailleurs qu'en Algérie. Nous avons réussi à devenir les plus forts dans lafouille des bagages sans l'aide de personne, on le sera également, pourquoi pasdans la lutte contre le blanchiment d'argent, la contrefaçon... C'est pas «sorcier », puisque il s'agit quand même de douaniers. Et puis, de toutes lesfaçons, l'économie algérienne ne s'en porte pas plus mal.Déjàavec tout le boulot qui se fait, la machine tourne. Peu importe comment maiselle tourne. Alors, dire que les douaniers ne sont pas formés pour affronterles dangers de la mondialisation, c'est assurément faire un mauvais procès àune catégorie professionnelle qui n'est ni pire ni mieux que les autrescatégories professionnelles en Algérie. C'est presque un pléonasme dans notrepays en ces moments que de dire telle corporation ou telle autre est mal forméeà affronter la mondialisation. Et pour cause, l'Algérie se trouve aujourd'huien retard d'un tour des défis que de nombreux pays sont en train de relever.
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