Il aura bien plu ces derniers jours à Alger. La logique aurait voulu, comme nous l'espérons à chaque fois que le ciel consent à nous arroser, que nos rues soient enfin lavées. Rien ! La crasse a pris ses aises partout et à tel point que la pluie à elle seule n'y peut rien ! Mais il n'y a pas que l'hygiène qui pose problème. Il y a ce bâti, mal en point, auquel faisait référence le Soir d'Algérie dans un «Périscoop» publié récemment.Une information qui rappelle que, là aussi, la question reste suspendue à on se demande quelle décision et qu'elle est, par conséquent, loin d'être réglée. Surtout que, dans pareil cas, la pluie n'arrange pas les choses, bien au contraire. Il y a cette sensation désagréable de tourner en rond qui s'accompagne du sentiment que, à défaut de pouvoir faire autrement, l'on demeure les otages d'un jeu de chaises musicales particulier.
Une situation qui nous fait passer du coronavirus à l'état de santé de Abdelmadjid Tebboune, et des procès pour corruption au malaise de l'école aggravé par la pandémie. Mais voilà que le «Périscoop» alertant sur l'état du bâti qui menace ruine m'a rappelée à l'ordre. Parlons donc de ces immeubles emmaillotés et pris au piège dans des filets qui souffrent autant de face que de profil. Ce n'est pas la première fois que nous parlons de ces édifices en souffrance où l'on ne rencontre plus aucun ouvrier à l'?uvre. Il y a des mois et des mois que je ne vais, personnellement, sous les balcons que si je ne peux pas faire autrement. Dès que c'est possible et que j'en ai le choix, j'emprunte la chaussée.
C'est là que je me sens le plus en sécurité et pense éviter de me prendre un balcon sur la tête. Il y a, certes, le risque d'être emporté par un véhicule en furie, mais le danger auquel on s'expose en longeant des immeubles en état de délabrement avancé est bien plus probable.
Avons-nous le pouvoir de changer les choses ' De transformer le monde à notre avantage ' C'est vrai que quand on va en ville pour y respirer son air, on a vite tendance à détourner les yeux des frontons qui s'écaillent et des balcons sculptés avec art, mais tellement maltraités par ceux qui en jouissent !
M.?B.?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Malika Boussouf
Source : www.lesoirdalgerie.com