
Les enfants en situation de handicap, notamment les non-scolarisés sont les plus vulnérables et souffrent en silence.Le P-DG d'Algérie télécoms (A.T.) a présidé hier, au siège de l'entreprise, une émouvante cérémonie de remise de fauteuils roulants aux personnes aux besoins spécifiques. L'événement était marqué par la présence de la judokate Salima Souakri, en sa qualité de présidente d'honneur de l'Association El Wafa, ainsi que des présidents d'associations et du staff dirigeant d'AT.«La valeur de l'homme n'est pas dans son physique mais dans son esprit et dans ses capacités à apprendre et à apporter quelque chose de positif à la société, ceci est particulièrement vrai à l'ère de la société de l'information et de la connaissance» a estimé Azouaou Mehmel, P-DG d'AT, lors d'une allocution faisant suite aux interventions d'autres orateurs, à l'instar de Akli Aknine, président de l'Association nationale des malades neuromusculaires et Bélaïd Kheloui, le P/APC de Mohammadia (Alger).Le P-DG d'A.T. a alors salué le travail et la persévérance des associations dans la prise en charge de cette catégorie de citoyens que sont les personnes à mobilité réduite et a réitéré le soutien d'AT à leur combat au quotidien. A.T. a fait don de 120 fauteuils roulants manuels et électriques au profit d'associations qui soutiennent cette frange de la société. Le premier responsable d'A.T. a par ailleurs rappelé que «c'est là une modeste contribution mais qui témoigne que cette catégorie de citoyens qui lutte au quotidien nous est chère».Salima Souakri n'a pas manqué de faire part de ses remerciements pour ce geste humanitaire. Elle a également ajouté: «Je tiens à saluer ces personnes douées de volonté et qui nous enseignent le sens du défi.» Elle a surtout rappelé l'âpre combat qu'ils livrent au quotidien, notamment pour bénéficier de davantage de mobilité et donc d'accéder au savoir.L'écueil de l'accessibilité a en effet été abordé. Signalant que l'Algérie a ratifié la Convention internationale des droits de l'enfant, elle a longuement insisté sur la nécessaire scolarisation de l'enfant en situation de handicap, tout en lui assurant une continuité du parcours scolaire et d'assurer l'égalité des chances aux examens.Arar Abderrahmane, président du Réseau algérien pour la défense des droits de l'enfant a pour sa part indiqué que cette catégorie de personnes est importante dans la société et représente une population de plus de deux millions d'individus. Selon lui, les enfants en situation de handicap, notamment les non-scolarisés, sont les plus vulnérables et souffrent en silence. Tous les intervenants ont appelé à traduire dans les faits les textes protégeant les personnes aux besoins spécifiques.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim BENALIA
Source : www.lexpressiondz.com