Les commerçants des matériaux de construction de la capitale sont devant un véritable dilemme depuis quelques mois. En effet, un arrêté du wali d'Alger, entré en vigueur depuis le mois d'octobre 2007, met en demeure tous les commerçants exerçant sur l'autoroute, les routes nationales ou à l'intérieur des zones urbaines de mettre fin à leurs activités. Officiellement, l'arrêté a été décidé par les autorités de la wilaya d'Alger pour préserver l'environnement et prévenir contre les maladies provoquées par certains produits vendus à proximité des habitations et qui ont des incidences directes sur la santé du citoyen. Mais les commerçants en question, ne l'entendent pas de cette oreille. A cet effet, une assemblée générale des vendeurs de matériaux de construction a été organisée, hier, au siège de l'union générale des commerçants et artisans Algériens (UGCAA). Les commerçants étaient unanimes pour dénoncer l'arrêté qui a été décidé, selon eux, sans qu'ils n'aient été consultés au préalable. Selon le représentant de ces commerçants affiliés à l'UGCAA, après plusieurs réunions avec la wilaya d'Alger, il semblerait qu'un compromis ait été trouvé, du moins en partie. En effet, selon lui, la wilaya d'Alger, après plusieurs réunions avec ses services, a décidé de déplacer ces commerçants vers d'autres sites, loin des zones urbaines. Mais le problème est que l'ultimatum de trois mois adressé aux commerçants est toujours en vigueur, ce qui veut dire, ont dénoncé, hier, les vendeurs de matériaux de construction, que leur marchandise sera mise sous-scellés dès l'expiration du délai et avant même qu'ils ne soient déplacés ailleurs. La tension était montée, hier, d'un cran quand le représentant d'une association de la protection de l'environnement a accusé, à demi-mot, les commerçants de ne se soucier que de leurs gains et d'ignorer l'environnement. Certains commerçants n'ont pas apprécié et la salle abritant l'assemblée générale a subitement plongé dans une véritable cacophonie. Des intervenants n'ont pas hésité à conseiller aux autorités de plutôt aller s'occuper de la décharge de Oued Smar, au lieu de s'acharner sur des commerçants qui, soutiennent-ils, font vivre grâce à cette activité des milliers de familles! En tous les cas, une commission constituée des commerçants, de l'UGCAA, de l'administration de la wilaya ainsi que des représentants de l'environnement a été installée et devrait se réunir, samedi prochain, pour trouver des solutions aux problèmes soulevés et recenser tous les vendeurs de matériaux de construction. D'après le représentant de la wilaya d'Alger, l'arrêté signé par le wali a été décidé pour mettre un terme à la pollution qui empoisonne la ville d'Alger. Le commis de l'Etat affirme, pour sa part, que l'administration est là pour mettre de l'ordre dans la profession et rassure que les commerçants en question vont être déplacés d'un endroit à un autre. Enfin, selon un représentant de l'UGCAA sur les 6.700 vendeurs de matériaux de construction, 1.200 ont été classés comme étant de grands pollueurs, à cause des produits qu'ils commercialisent, très souvent, à l'air libre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com