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Mahieddine Bentir, Zohir Abdelatif et Mohamed Laagab honorés Ils ont contribué à la promotion de l'art



Mahieddine Bentir, Zohir Abdelatif et Mohamed Laagab honorés Ils ont contribué à la promotion de l'art
L'association « Troisième millénaire », en collaboration avec l'Office national des droits d'auteurs et des droits voisin (ONDA) et l'APC d'Alger-Centre, a rendu hommage aux artistes Mahieddine Bentir, Zohir Abdelatif et Mohammed Laagab à la salle de cinéma Chabab, ex-Casino, en présence de la famille artistique et d'une nombreuse assistance. La cérémonie s'est déroulée dans une ambiance particulière, surtout que des artistes connus sur la scène artistique nationale, dont Abderrahmane El Koubi, Samir Toumi, Mohamed Lamari, Dalila Naïm, ont gratifié l'assistance de leurs meilleures chansons. Les artistes ont souligné, en marge de la cérémonie, leur joie d'être honorés de leur vivant. Mohammed Laagab s'est dit surpris par cette louable initiative, à plus forte raison que c'est la première fois qu'un hommage lui est rendu. Ce musicien talentueux a été parmi les premiers élèves du conservatoire d'Alger. Il a intégré, en 1959, la classe d'El Anka. Au lendemain de l'indépendance, il a animé des fêtes de mariage dans toute la capitale. Il a enregistré un seul disque dans les années soixante-dix, en plus d'une dizaine de chansons à la radio et à la télévision. Malgré son franc succès à cette époque-là, il a pris la décision de mettre un terme à sa carrière artistique pour se consacrer entièrement à ses études. Diplômé en radiologie, il a voué sa vie au secteur de la santé. Par ailleurs, à propos de la jeune génération de chanteurs chaâbi, l'artiste a estimé que celle-ci, contrairement à ses aînés, a les moyens logistiques nécessaires pour de meilleurs enregistrements. Zohir Abdelatif, artiste, animateur et producteurs d'émissions de télévision et de radio, a affirmé être honoré par ce geste de reconnaissance. Artiste prometteur, il a choisi la radio bien avant le déclenchement de la révolution où il a connu des personnalités. « En 1962, après le recouvrement de l'indépendance nationale, je faisais partie du premier groupe qui a mis en marche la Radio et la Télévision Algérienne, (ex RTA). Je n'ai rencontré que des perles rares. A la radio, à cette époque-là, il régnait un esprit de fraternité. Mahieddine Bentir, lui, a qualifié cet hommage de « nouvelle naissance ». Concepteur du premier sigle de la Télévision Algérienne, il a enregistré plusieurs chansons à la télévision nationale. Plasticien, il a remporté, en 1966, la deuxième place de l'Eurovision. Il a consacré ses dernières chansons à la cause palestinienne et libanaise. « J'ai connu les plus grands artistes algériens, à l'image de Dahmane El Harachi qui m'a offert une guitare », s'est-il souvenu. En ce qui concerne la chanson algérienne d'aujourd'hui, il a reconnu l'existence de très belles voix qui manquent, a-t-il regretté, de soutien. « Il faut que les jeunes sachent ce que nous avons consenti pour qu'ils fassent mieux. Il faut qu'ils prennent exemple de leurs aînés pour qu'ils puissent faire mieux que ce que nous avons fait ». Parole d'artiste.
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