Réunis à Alger deux jours durant, des experts représentant les cinq pays du Maghreb et cinq autres du Sud de la Méditerranée ont préconisé des mesures à même de renforcer la sécurité alimentaire dans la région. Il s'agit, notamment, de l'accroissement des investissements dans l'agriculture (par la facilitation de l'accès au crédit), d'une meilleure régulation des marchés des produits agricoles et de la création d'un espace commun de recherche et de formation sur les questions de la sécurité alimentaire.
Une batterie de recommandations a sanctionné le séminaire auquel ont pris part à Alger, lundi et mardi derniers, les experts du groupe 5+5, qui rassemble les cinq pays du Maghreb et cinq autres du sud de l'Europe (l'Espagne, la France, l'Italie, Malte et le Portugal). Elles portent principalement sur l'optimisation de l'offre alimentaire à travers, notamment, l'accroissement des investissements dans le secteur agricole, la modernisation des exploitations agricoles et l'intégration des filières agroalimentaires dans le cadre d'un développement durable, respectueux des ressources naturelles.
Pour rendre ces recommandations applicables, il a été proposé de créer un cadre financier favorable, caractérisé par l'allègement de la fiscalité et un meilleur accès au microcrédit, en particulier au profit des petits agriculteurs et des femmes entrepreneurs. Il a également été proposé de construire un espace de formation et de recherche euro-méditerranéen (5 + 5), notamment par la mise en place d'un dispositif permanent chargé de dresser un état des lieux de la recherche au niveau régional.
Une meilleure régulation des marchés des produits agricoles
Les experts réunis à Alger ont préconisé la sécurisation des revenus des agriculteurs contre les risques économiques et naturels ainsi que la structuration des filières agroalimentaire par l'organisation professionnelle et interprofessionnelle de leurs différents acteurs. Ils ont plaidé pour une meilleure régulation des marchés des produits agricoles et alimentaires, en favorisant la transparence de l'information sur les marchés internationaux qui permet d'anticiper les crises.
Pour développer les échanges de produits agricoles entre les pays partenaires du 5+5, il a été recommandé de mettre en place une « cartographie » des complémentarités possibles, en termes d'offre et de demande, des produits alimentaires (complémentarité climatique et saisonnière).
Les représentants des pays membres du groupe 5+5 ont retenu plusieurs axes de partenariat. Il s'agit, entre autres, de la mise en place d'un observatoire sur la sécurité alimentaire, du renforcement des relations entre les producteurs des deux rives et de la promotion de l'alimentation durable (respect de la biodiversité locale, etc.). Il a été, enfin, convenu de créer un groupe de travail chargé de définir des programmes de recherche prioritaires structurants au niveau régional, en les accompagnant par les financements nécessaires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Aït Mohamed
Source : www.maghrebemergent.info