Alger - Revue de Presse

Macias revient sur les crimes commis en Algérie



«La France n’a pas à s’excuser» Décidément, le chanteur français Enrico Macias n’est pas près de fermer la parenthèse sur l’épisode qui a précédé la venue de Sarkozy en Algérie, à laquelle il doit tenir une rancune sans égale en se déclarant «opposé à une demande d’excuse de la France pour ses crimes». Intervenant sur la chaîne de télévi-sion France 2, juste après le dis-cours que le président Sarkozy a prononcé devant les harkis, discours qualifié par beaucoup comme ménageant la chèvre et le chou, le chanteur natif de Constantine, dont la venue en Algérie a soulevé bien des vagues à travers une grande polémique, une opposition farouche à sa venue ayant été manifestée par plusieurs cercles, a déclaré sans aucune retenue ni ambages: «Non, la France n’a pas à faire d’excuses. Il y a eu des victimes des deux côtés!» En somme, Enrico Macias calque ses déclarations sur celles de Sarkozy qui dira à ce sujet: «Si nous commençons à demander des excuses, on ne va pas s’arrêter d’en faire», mettant du coup les victimes des deux côtés sur le même pied d’égalité. Il faut dire ici que le discours en question n’a pas échappé à des critiques acerbes de toutes parts, à l’instar de celle du député PS, Pierre Moscovici, qui estime, dans son blog, que Nicolas Sarkozy aurait pu aller plus loin dans sa condamnation de la colonisation. «Il faut un discours fort sur cette guerre, dénonçant la colonisation, l’oppression, l’injustice, la torture: ce fut une sale guerre, menée salement», y écrit-il. Toujours sur France-2, Macias reformulera son souhait de fouler le sol algérien. «Je suis sur le chemin de partir en Algérie. Le président Sarkozy en a parlé avec Bouteflika; j’espère qu’il va tenir parole», a-t-il dit à propos du président Abdelaziz Bouteflika. Encore là, il puise ses assertions dans le discours de Sarkozy qui a révélé devant les harkis avoir évoqué leur situation avec Bouteflika, notamment les visites. «Si nous évoquons le principe de la libre circulation des personnes, il faut que ce soit des deux côtés», en ajoutant que le président Bouteflika ne serait pas «opposé au principe des visites familiales». Mais le souhait -flirtant avec l’affirmation- de Macias de venir en Algérie prend, peut-être, source du fait qu’il espère être chargé d’une mission dans le cadre du projet de l’Union de la Méditerranée. C’est lui-même qui l’a déclaré jeudi sur RTL: «J’en ai parlé au président Sarkozy et je lui ai dit que mon rêve était de m’occuper de ce magnifique projet dont il est le fondateur: je ne crois pas qu’il y ait quelqu’un de mieux placé que moi qui puisse s’occuper de l’Union de la Méditerranée», a-t-il confié. Et à la question de savoir si cela pouvait être possible, il dira: «Je pense, je l’espère en tout cas.» Enrico Macias n’en est pas resté là. Revenant sur la composante de la délégation qui devait accompagner le président Nicolas Sarkozy en Algérie, il dira: «Je pensais que c’était mon unique chance de pouvoir partir (...) mais des responsables (algériens) ne veulent pas de moi parce que je suis juif et parce que je soutiens Israël». Le chanteur de «Noël à Jérusalem» avait même soutenu qu’il a été écarté de la liste initiale des invités conformément aux souhaits du gouvernement algérien. Ce qui a été contredit jeudi par la ministre de la Justice française, Rachida Dati, qui a souligné sur France Inter: «Tous les invités de Nicolas Sarkozy sont les bienvenus en Algérie». Elle devait affirmer que c’est le chanteur, lui-même, qui avait décliné l’invitation. F. Kadache
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