Dans le cadre des échanges culturels entre le Liban et l'Algérie, et de surcroît en cette occasion annuelle du Sila (Salon international du Livre d'Alger), l'entreprise de publications universitaires «Moassassa Dja'mîya li dirrassat» était présente à cet événement international qui s'est achevé samedi dernier, 6 novembre, avec un échantillonnage de manuels spécifiques aux filières universitaires.Le stand sans trop exagérer est littéralement envahi par un public jeune cherchant à acquérir des ouvrages exigés par leurs études dans les deux langues. Monsieur Koubeissi patron de cette maison d'édition installée à Beyrouth, met en exergue les différentes possibilités ou, impossibilités d'achat du livre. Les temps d'ouverture sur une culture démocratique semblent bien dépassés, vu la crise financière mondiale qui fait des remous dans bon nombre de pays où le simple citoyen ne parvient généralement pas à accéder au livre. Le Liban est dans le même cas, affirme Monsieur Koubeissi «Â Le lecteur libanais moyen est également touché par l'inflation et son pouvoir d'achat ne peut lui permettre d'acquérir des ouvrages, à l'exception des férus de la lecture qui n'hésitent pas à faire un sacrifice d'autant que le livre n'est pas subventionné dans notre pays. Le livre universitaire est acheté parce qu'il est imposé à l'étudiant qui poursuit ses études. Quant  au chapitre de la poésie, il connaît le même recul auprès du lecteur libanais». Toujours dans le contexte livresque et sa commercialisation dans le monde arabe notre interlocuteur signale :  «Les pays du Golfe son férus de romans, le Maroc et l'Algérie nous contactent pour des ouvrages philosophiques, de sciences sociales, politiques et juridiques»Parlant des liens commerciaux avec l'Algérie, Monsieur Koubeissi signale : «J'ai des liens personnels avec l'Algérie qui remontent aux années 70, lorsque j'étais professeur de droit et de sociologie politique à Ben Aknoun. Une fois à la tête de l'entreprise familiale, j'ai continué à entretenir ces attaches en les renforçant avec mon activité d'éditeur». C'est ainsi que nous apprenons qu' «El Moassassa Dja'mîya li dirrassat» est en lien direct avec une douzaine de grossistes algériens à travers différentes régions du pays et leurs intermédiaires» Fidèle au Salon du livre, ce monsieur distingué, à la culture sans conteste, pris entre nos questions, les clients et les amis qui viennent le saluer, dit avec un grand sourire et une étincelle dans le regard «Je viens plusieurs fois par an en Algérie et j'ai visité de nombreuses wilayas en famille en attendant d'aller vers celles que je ne connais pas entre autres Ghardaïa, le Sud et Sétif».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Leila Nekachtali.
Source : www.horizons.com