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Lutte contre la petite délinquance : le plan Zoning apporte ses résultats Alger : les autres articles



En dépit des actes de délinquance qui demeurent toujours de mise, le plan «Zoning» est arrivé à réduire leur nombre.
Les agressions, les vols et autres actes de délinquance s'amoindrissent», c'est du moins ce qu'a tenu à affirmer le chef de la division centre de la police judiciaire. Le dispositif qui a permis de décroître de manière significative le nombre d'actes de délinquance au niveau de la capitale a été pensé par les services de sécurité après étude des phénomènes liés à la petites délinquance. Il s'agit dans ce contexte de l'établissement de nouveaux mécanismes de travail, ainsi que de la mise en application d'un plan d'action qui implique plusieurs intervenants formant les différents corps des services sécurité.
Cette démarche s'inscrit, d'après notre interlocuteur, dans le cadre d'une vision intégrée dans un plan dit «Zoning». Le plan a été initié à titre expérimental au niveau de quatre sûretés de daïra, que sont : Bab El Oued, Hussein Dey, Alger-centre et Sidi M'hamed, «après les résultats concluants du plan sur le terrain, il a été généralisé par la suite aux différentes localités de l'algérois, elles forment trois zones géographiques, l'est, le centre et l'Ouest», précise-t-il. Selon le même responsable, «il est question dans le cadre de ce plan d'occuper le terrain afin d'assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens», assure-t-il.
Plusieurs corps de police ont été mis à contribution dans le cadre de cette entreprise, dont des brigades pédestres en tenue citadine, spécialisées dans les arrestations en flagrant délit, les sûretés urbaines, les sections de police judiciaire, la brigade de lutte contre la criminalité urbaine et les actes de violence, etc. Le dispositif permet le contrôle des individus et des véhicules suspects, ce qui est en soi une posture préventive, car cela permet d'anticiper le passage à l'acte des délits. Entre autres performances ayant abouti à ces résultats, «l'éradication quasi-totale des escarmouches entre groupes rivaux dans certains quartiers de la capitale», souligne-t-il.
La dernière opération qui a mis un terme à ce genre d'incivilités a été menée dans la localité de Baraki, et s'est soldée par l'extinction définitive de cette nouvelle forme de délinquance. Le bilan des services de sécurité fait ressortir, à titre d'exemple, 1123 armes blanches récupérées au courant de l'année 2012, contre seulement 882 en 2011. «chaque arme blanche récupérée est un acte de violence avorté», dira notre interlocuteur.
En effet, la récupération d'armes prohibées permet une lutte efficace contre les actes d'agressions, de vols, de séquestration, etc. Globalement, le nombre d'arrestations en 2012 était de 18 688, il était de l'ordre de 1802 en 2011. L'augmentation des chiffres est, selon le chef de la division centre de la police judiciaire, un indicateur d'efficacité. En tout état de cause, cette accalmie remarquée, d'après les citoyens de la capitale, n'est pas la caractéristique de toutes les localités ; dans certaines communes, à l'instar de Aïn Taya, Heuraoua ou encore Braïdia, les agressions à l'arme blanche sont, mine de rien, monnaie courante.
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