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Lutte contre la corruption Les résultats sont peu palpables



Lutte contre la corruption                                    Les résultats sont peu palpables
On enregistre le manque de volonté politique de lutter contre la corruption.
Au terme de trois ans d'exercice, il est pertinent d'évaluer l'action d'un gestionnaire, d'un gouvernant, nous disait un éminent économiste. Dans notre cas, le bilan de trois années du troisième mandat du président Bouteflika reste mitigé. D'abord, il convient de souligner que l'achèvement de grands chantiers ont émaillé cette période. Le métro d'Alger, les tramways d'Alger et d'Oran, le transfert d'eau In Salah-Tamanrasset, une grande partie de l'autoroute Est-Ouest, la réalisation de 400 000 logements en 2010 et 2011, la création de près de 3 millions d'emplois, certes en grande partie précaires. Outre ces grandes réalisations, des mesures sociales importantes ont été mises en 'uvre : augmentation des salaires de différents corps de la fonction publique, hausse du SNMG et des pensions de retraite.
En outre, l'Algérie jouit d'une aisance sans précédent dans l'histoire du pays. Réserves de change frôlant les 200 milliards de dollars, une forte accumulation dans le fonds de régulation des recettes et d'énormes liquidités dans les banques publiques.Pourtant, la situation économique du pays reste très fragile. Il suffit d'un retournement durable du marché pétrolier pour que toute cette manne fonde comme neige au soleil. Au plan micoéconomique, les résultats sont décevants. La politique de croissance fondée sur les investissements publics a montré ses limites. Le véritable moteur de la croissance, l'entreprise, reste en panne en raison d'un climat des affaires très contraignant. Conséquence, l'Algérie a reculé de six places dans le dernier Doing Business de la Banque mondiale.
'50 dossiers de corruption dans les tiroirs'
L'autre important grand frein au développement durable du pays reste la corruption. L'Algérie est classée 127e sur 190 pays en matière de corruption dans le dernier classement de Transparency International. Selon plusieurs spécialistes, les résultats en matière de lutte contre la corruption ne sont pas palpables. D'abord, l'état a mis du temps pour installer ses organes de contrôle.
Prévu par un texte de 2006, l'organe de lutte contre la corruption n'a été installé qu'en 2011. Idem pour l'office de lutte contre la corruption installé vers la fin de l'année dernière.
En dehors des affaires Sonatrach et de l'autoroute Est-Ouest traitées par le DRS, aucun grand dossier de corruption n'a été dévoilé par ces organes pour montrer la forte volonté politique d'éradiquer la corruption en Algérie.
Pis, la Cour des comptes reste gelée. '50 dossiers de corruption sont dans les tiroirs. Ils attendent la décision des hauts responsables de les transmettre à la justice', confie un magistrat concerné par ces affaires.
En fin de compte, on enregistre encore une fois un manque de volonté politique de lutter contre la corruption en Algérie.
K. R.
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