Alger - Revue de Presse

Loi électorale



La commission FLN à pied d’œuvre La commission interne du FLN qui a élaboré un projet de révision constitutionnelle, planche depuis plusieurs semaines sur un autre projet, relatif celui-là à la nouvelle loi électorale. D’emblée, nul n’ignore qu’une telle révision s’inscrit dans le cadre d’une adaptation des mécanismes régissant le champ politique national. De la reconfiguration du champ politique algérien, il en est question depuis plusieurs années déjà. Le premier à avoir lancé l’idée a été le président de la République à l’occasion des élections locales et législatives organisées en 2002. Abdelaziz Bouteflika, qui entamait presque la troisième année de son premier mandat, avait estimé qu’il était, peut-être, nécessaire de réviser la cartographie politique en vigueur sur de nouvelles bases. Abou Djerra Soltani, qui se chargera de se faire l’exégète du Président, avait ainsi émis l’idée que seules les formations récoltant au moins 5% des suffrages exprimés lors d’élections locales et législatives pourraient continuer à faire de la politique et présenter des candidats. Les autres verraient leurs agréments tout bonnement retirés. Il faut dire aussi que Bouteflika ne manquait pas d’arguments pour faire valoir son idée. En effet, les résultats obtenus à l’issue de chaque consultation électorale organisée depuis l’avènement du pluralisme politique ne pouvaient que le conforter dans sa démarche. Il y a lieu de souligner que nombreux sont les partis qui présentent des listes de candidats, en général, à l’occasion d’élections locales, et plus précisément les APC, qui ne réussissent même pas à arracher un siège. Les vainqueurs de ces joutes sont quasiment toujours les mêmes. Ce sont les candidats qui se présentent sous la bannière de partis connus. Dans le désordre, on retrouve le RND, le FLN, le MSP, le PT, El-Islah, le FNA, le FFS et le RCD (lorsque ces deux derniers ne boycottent pas) et le PRA. Parfois, d’autres partis, arrivent à sauver l’honneur et obtiennent un tout petit siège dans une APC de l’intérieur du pays. Pour ce qui est des législatives, ces petits partis n’ont aucune chance. La cour des grands leur est systématiquement fermée. Pourtant, il faut savoir qu’officiellement, plus d’une soixantaine de partis politiques ont été agréés à la faveur de la constitution du 23 février 1989, amendée en 1996. Des partis dont les apparitions sont limitées dans le temps. Ils ne sortent de leur hibernation qu’à l’occasion d’élections. Il n’en fallait pas plus pour que des responsables de formations, à l’image de Aboudjerra Soltani, se saisissent de cette occasion et relayent le président de la République en reprenant à leur compte l’idée suggérée. C’est devenu presque une exigence pour le patron du MSP. Mais cette idée n’est pas pour déplaire. D’aucuns y ont vu tout simplement une violation de la Constitution de 1996 qui accorde le droit à l’exercice libre de la politique. La disposition constitutionnelle actuelle ne conditionne pas, toutefois, cette pratique à un taux minimal de voix qui doit être récolté par les formations en lice. On pensait, depuis, que le dossier sur la question était clos, d’autant qu’on donnait l’impression d’être passé à autre chose.
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