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Les universitaires toujours mobilisés



Les universitaires toujours mobilisés
Le collectif des universitaires ayant organisé des rassemblements pour un changement démocratique reste mobilisé.Dans un troisième appel rendu public hier, ce collectif assure qu'il ne désertera plus le terrain des luttes pour l'avenir de l'Algérie.Il alerte ainsi l'opinion publique nationale sur la crise que vit le pays et dont les expressions principales sont des fragilités aux frontières que notre pays ne pourra endiguer ni affronter que si toute la société est mobilisée.Pour qu'elle le soit, il faut qu'il y ait un Etat fort par la légitimité de ses institutions et de ses règles démocratiques de fonctionnement. Il relève également les fragilités du tissu social national dont les fractures révèlent la faible légitimité des institutions locales et nationales ainsi que la faiblesse du pouvoir politique.Ce collectif regroupe une vingtaine de grands universitaires, à l'instar de Mohamed El Korso, Nacer Djabi, Khaoula Taleb Ibrahimi et Fatma Oussedik de l'université d'Alger 2 ou encore Abdelkader Lakjaâ (université d'Oran), Ahmed Rouadjia (université de M'sila), et Ahmed Cheniki (université de Annaba). Ils militent pour un Etat démocratique.La crise de légitimité dont parle ce collectif trouve «toute son expression dans une institution comme l'université». «L'université algérienne est en crise, car elle est soumise à une logique quantitative et clientéliste, dont la conséquence est l'abandon pur et simple de sa vocation de transmission de savoirs et de formation de citoyens capables de défendre leur position et leur institution et a fortiori leur nation», regrettent ces intellectuels qui estiment que l'élection présidentielle qui vient de se dérouler n'a rien résolu. «C'est pourquoi ce collectif d'universitaires, en publiant ce troisième appel, réaffirme sa conviction quant au bien-fondé de sa démarche.» Il appelle ainsi «les collègues de toutes les universités du pays et tous les concitoyens à poursuivre les débats et à se mobiliser pour un changement réel et profond pour un autre avenir de l'Algérie».Ce collectif a dénoncé, faut-il le souligner, l'option du quatrième mandat et a tenu des sit-in, notamment à Alger, pour exprimer sa position de refus du statu quo. Il a dressé un tableau peu reluisant de la situation du pays. Pour ce collectif, le découragement, le dégoût, la honte et la colère créés par une telle situation de représentation caricaturale de l'Etat, d'appropriation privée des institutions, des biens et du fonctionnement de notre pays ne peuvent que le placer à la merci de n'importe quel coup de force, d'où qu'il vienne.


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