Les travailleurs de la solidarité nationale, affiliés à l'Union nationale des travailleurs du secteur de la solidarité nationale et de la famille, reprendront la protestation pendant quatre jours à compter de demain.
Sous la houlette du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap), les travailleurs menacent de tenir ce lundi un rassemblement devant le ministère de la Solidarité pour contester la réaction de l'inspecteur général du ministère qui les a menacés de ponctions sur salaires.
Lors d'une conférence de presse, tenue hier à Alger, le président de l'Union nationale des travailleurs du secteur de la solidarité nationale et de la famille, Farid Bougara, a indiqué que l'inspecteur général du ministère a convoqué, jeudi, les membres du bureau national de leur syndicat et les a menacés de ponctions sur salaire en cas de grève. Tout en relevant que le syndicat a déposé un préavis, il a insisté sur le droit des travailleurs à la grève.
Etonné, à cet effet, de la réaction négative de l'inspecteur général à l'égard de leurs revendications, il a rappelé que la ministre de la Solidarité, Souad Bendjaballah, avait reconnu la légitimité de leur plate-forme de revendications lors d'une audience qu'elle avait accordée aux délégués des travailleurs le 30 avril. Cependant, la menace de retrait sur salaire n'a pas dissuadé les 20 000 travailleurs, qui ont décidé de passer à l'acte en observant une grève de quatre jours, car ils estiment que leur situation est très précaire pour renoncer à la protestation.
La précarité de l'emploi dénoncée
M. Bougara s'est indigné que la plupart des travailleurs touchent un salaire inférieur au SNMG tandis que les salaires de certains employés ne dépassent même pas 9000 DA.
Le président du syndicat a dénoncé aussi la précarité d'emploi ; beaucoup de travailleurs du secteur sont des contractuels qui attendent une confirmation depuis plusieurs années. Révolté, M. Bougara a estimé que le but de maintenir un système de contrats déterminés est de «mieux exploiter les gens», dont certains sont payés pour un volume horaire quotidien de cinq heures alors qu'ils sont appelés à travailler pendant neuf heurs, voire plus.
Le syndicaliste a regretté l'absence d'une considération de leur tutelle, bien que le travail assuré est l'un des plus pénibles.
Les travailleurs de la solidarité ont à faire à des personnes âgées souvent très malades, des gens invalides, des handicapés mentaux et parfois très dangereux. En dépit de la révision du statut particulier régissant cette catégorie de travailleurs, les protestataires revendiquent notamment le droit à la promotion pour les employés qui cumulent 10 ans d'activité et plus, la confirmation des 8000 travailleurs contractuels, la révision du statut particulier et du régime indemnitaire du secteur de la solidarité nationale et la famille ainsi que la révision du statut particulier des corps communs.
Ils demandent également l'attribution d'une prime de documentation, une prime sectorielle pour les corps communs et corps techniques et la revalorisation de la prime de l'insertion sociale. Parmi les catégories professionnelles de ce corps, qui exerce à travers 350 centres spécialisés, figurent des psychologues cliniciens, des orthophonistes, des éducateurs spécialisés, des maîtres enseignants spécialisés, des assistants sociaux, des pédagogues, des agents d'hygiène ainsi que des chauffeurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Sebai
Source : www.letempsdz.com