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Le Snapap appelle à une grève de trois jours à partir de demain



Le Snapap appelle à une grève de trois jours à partir de demain
Après la grève de l'intersyndicale de la santé publique, le conseil national de la santé publique, affilié au Snapap, qui a organisé plusieurs manifestations ces derniers jours, a lui aussi appelé à une grève de trois jours à partir de demain malgré les menaces du ministère. Il menace même de durcir le ton si la tutelle ne prend pas en charge les revendications des travailleurs de la santé. Dans une conférence de presse animée hier à Bab Ezzouar (Alger), Amar Lakehal, qui est revenu longuement sur les revendications des travailleurs du secteur, a demandé la généralisation de la prime de contagion et sa revalorisation de 8000 à 10 000 DA avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, «comme l'a promis l'ex-ministre de la Santé Djamel Ould Abbas», précise-t-il.
Parmi les autres revendications du Snapap, dont la plateforme a été rendue publique depuis quelques temps, figure entre autres la révision des statuts particuliers des travailleurs de la santé, l'intégration des travailleurs contractuels, l'ouverture d'autres postes budgétaires pour la promotion des fonctionnaires ayant à leur actif 10 ans d'expérience et plus, le calcul de la prime du Sud sur la base du salaire de base actuel, la révision des statuts particuliers des corps communs du secteur de la santé ou encore la cessation des atteintes aux libertés syndicales.
Aussi, il convient de rappeler que le ministère a, dans des placards publicitaires parus dans la presse nationale, décidé l'intégration de 24 500 contractuels, tout en refusant la révision des statuts particuliers comme l'exige l'ensemble des syndicats à l'instar du Snapap dont le conseil national de la santé réclame quelque 127 931 adhérents, selon Lakhal.
Une agression toutes les deux heures dans les structures de santé
Le même conférencier a, dans un autre registre, révélé qu'une agression dans les hôpitaux est enregistré toutes les deux heures. Amar Lakhal s'appuie sur une enquête du Snapap. Toutes les deux heures, une agression est enregistrée au niveau des services des urgences des hôpitaux ou des unités de soin», a-t-il révélé.
Ces agressions sont soit l''uvre de proches accompagnant les malades au niveau des urgences et des maternités, soit l''uvre de responsables ou de médecins à l'encontre des fonctionnaires subalternes. Le conférencier précisera que ces agressions sont verbales et physiques, appelant à «plus de sécurité dans les hôpitaux pour mettre fin à ce phénomène».
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