Alger - Revue de Presse

Les transports à la veille de l'Aïd La grande pagaille



L'Algérie vit depuis plusieurs années, une véritable pagaille dans le domaine des transports. Ce qui se solde par des embouteillages à tous les niveaux, maritime, aérien ou terrestre.Les rues algéroises, la gare routière ou l'aéroport international illustrent bien pareilles situations. Mis en oeuvre, il y un peu plus d'une année, le plan de circulation routière n'aura pas servi à grand-chose au regard des embouteillages qui empoisonnent le quotidien des citoyens et bouchent les horizons du développement du pays. Ne nous manquait que la ligne bleue pour couronner les efforts entrepris jusque-là par les responsables qui pensent bien faire pour désengorger les zones urbaines, notamment, celles de l'Algérois. D'ailleurs, les initiateurs du plan en question n'en vantent plus les mérites. Contacté par nos soins, aucun responsable du ministère des Transports ne daigne faire des déclarations à ce sujet. Il faut croire que les autorités publiques ne sont pas habituées à faire «les comptes» de leurs opérations, encore moins à les rendre. Alger, pour ne citer que cette ville, étouffe par le nombre important de véhicules qui l'habitent. L'environnement algérois est devenu, par ailleurs, depuis quelques années, l'otage d'un horrible cérémonial diplomatique instauré dès l'arrivée de Bouteflika à la présidence de la République. Cérémonial qui devient de mise à chaque fois qu'un politique étranger rend visite au pays. Pas plus tard que dimanche dernier, la capitale a suffoqué sous l'émanation des gaz dégagés par les véhicules stoppés dans les différentes rues et ronds-points en raison du passage du cortège officiel qui amenait le chef de l'Etat ou le président portugais vers ou à partir du siège des sites officiels. Le plus gros des véhicules était coincé au niveau du rond-point du Palais du Peuple où Bouteflika avait convié son invité à un déjeuner. L'habitude d'occuper cet endroit est devenue coutume pour les politiques au grand dam des riverains et usagers des artères de la capitale. A chaque invitation officielle, il faut compter la journée pour pouvoir sortir du dédale des encombrements. A ces instants, si l'on interroge les Algérois sur leur voeu le plus cher, c'est, répondront-ils tous ensemble que «le président de la République se déplace en hélicoptère, il évitera ainsi bien des déboires aux citoyens». En cette fin d'année et surtout en cette veille de l'Aïd El-Adha, les points de voyages grouillent de monde. Les autorités savent pertinemment qu'à cette période et durant toute la vie, les évènements sont répétitifs. Connus pour ne faire aucunement dans la perspective, les responsables de tous gabarits sont loin d'anticiper les choses. Ils laisseront les citoyens comme de tradition, s'en sortir tout seuls comme ils le peuvent. Les gares routières débordent de monde guettant impatiemment l'arrivée d'un bus pour embarquer chacun vers son horizon natal, regroupement familial oblige. L'aéroport d'Alger devient, lui aussi, le théâtre d'une grande ébullition, à chaque date de fête. Dimanche soir, il fallait pour les passagers en provenance de villes françaises, faire des coudes pour retirer leurs bagages. Une fois sortis du couloir donnant dans l'enceinte de l'aérogare, ils sont nombreux à jurer de ne plus revenir, du moins «pas la veille de l'Aïd». A bout de nerfs, les esprits les plus vifs relatent les phases d'un voyage «en enfer» pour reprendre les termes d'un jeune émigré débarqué à Alger, fou de rage. L'on raconte qu'un avion d'Air Algérie devait décoller de l'aéroport de Paris-Orly vers les coups de 10h du matin, à destination de Sétif. Les travailleurs de la compagnie disent qu'il n'a pu décoller en raison des mauvaises conditions climatiques. «Il y a de la neige à Sétif», nous a-t-on dit. Bloqués à Orly, les passagers algériens étaient dans tous leurs états. Le plus dur est qu'une partie accompagnait un jeune Sétifien qui devait rapatrier le corps de sa maman décédée la veille. UN VOYAGE «EN ENFER»
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