Alger

Les supporters favorables à leur retour



Les supporters favorables à leur retour
Même si la Direction générale de la Sûreté nationale a précisé à maintes reprises que le retrait de ses forces des stades se ferait progressivement, les supporters ont manifesté dans leur majorité leur souhait de revoir une présence massive des effectifs de la police dans les tribunes. Un retrait progressif qui a été jugé trop précoce. « J'ai 64 ans et je viens voir le MCA la peur au ventre. Les événements qui ont émaillé le derby face à l'USMH auraient pu être évités. Je sais que si les policiers n'étaient pas intervenus, les choses auraient pris une autre tournure. Cela dit, tous les présents ont constaté que si les forces de l'ordre avaient été présentes dès le début, il n'y aurait jamais eu d'accrochage », estime un retraité que nous avons sollicité à l'arrêt de bus de Garidi 1. La nouvelle génération s'est jointe à l'ancienne pour manifester son refus du retrait de la police des stades. « Je me demande quelles sont les raisons de cette décision que je juge prématurée. Je ne doute pas de la bonne foi du DGSN, Abdelghani Hamel. Mais nous ne sommes pas encore prêts au modèle européen. Depuis des années, je rate rarement un match du CRB. Cette saison, j'ai assisté au match face au MCO. Depuis, j'ai décidé de ne plus remettre les pieds dans les stades », regrette un jeune étudiant. En revanche, un buraliste à Alger a estimé que le retrait progressif de la police était un passage obligé inscrit dans le cahier des charges du professionnalisme. « Soit nous sommes professionnels, soit nous ne le sommes pas. Les clubs sont les premiers responsables des dernières échauffourées, puisque leurs présidents n'ont pas procédé à la formation des stadiers. D'ailleurs, ces derniers n'ont rien pu faire lors des matches USMA-MOB et USMH-MCA, puisqu'ils n'étaient pas formés pour savoir quand et comment intervenir ». Quoi qu'il en soit, l'accompagnement des stadiers par les forces de l'ordre pour au moins deux saisons est plus que nécessaire. Les banderoles accrochées lors du match de l'équipe nationale face au Lesotho au stade Mustapha-Tchaker sont la meilleure preuve que le public algérien n'est pas encore prêt à assister à un match dans l'insécurité.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)