
Comme à chaque entame du championnat de l'élite et celui de son antichambre, les clubs aiment annoncer leurs ambitions dès les premières rencontres. Mais étrangement, un autre fléau s'invite à la compétition et risque de porter un sérieux coup à la réputation du football algérien. Il s'agit du huis clos devenu ces dernières saisons un habitué de nos championnats. Instauré pour freiner, voire éradiquer le phénomène de la violence dans les stades, le huis clos n'a finalement rien réglé. Pis encore, les choses se détériorent de plus en plus et la violence s'est accentuée sans pour autant lui trouver un autre mode pour la contrecarrer. Cela fait maintenant plusieurs années que notre football souffre de la violence sans trouver dans le huis clos le remède. On se rappelle que lors de la saison précédente, le huis clos avait frappé d'entrée, soit dès la deuxième journée qui coïncidait avec le derby algérois MCA-CRB au stade Omar-Hamadi qui connaîtra une grande polémique pour une histoire de domiciliation du match retour entre les deux équipes. La suite de la saison a connu des faits saillants jamais enregistrés dans le football algérien. En effet, avec une froideur déconcertante, la Ligue avait privé le large public, les vrais supporters et les téléspectateurs de grandes affiches telles que MCA-CRB, ASMO-MCO, CRB-USMH, USMA-CRB... Au total, 58 matches à huis clos en une saison entre la Ligue 1 et la Ligue 2 lors de l'exercice précédent. Du jamais vu ! Plus grave encore, pour la première fois de l'histoire du championnat national depuis l'Indépendance, le derby entre le Mouloudia et l'USMA s'est disputé sans public en aller et retour. Autre fait marquant de la saison écoulée. Jamais un champion n'est paru aussi « triste » comme l'USM Alger, sacrée officiellement champion d'Algérie, mais qui a dû fêter sa couronne sans la présence de sa galerie en raison du huis clos ! L'incompréhensible dans cette histoire de huis clos est l'application bête et disciplinée, voire abusive de l'article 69 du code disciplinaire (nouvel amendement), c'est qu'aucune partie, à commencer par les instances, n'a retenu le moindre enseignement, à savoir que cette sanction n'a apporté aucune solution pour lutter contre la violence depuis des décennies. On a beau organiser des séminaires, des colloques, des journées d'étude, aucune solution pratique et efficace n'a été mise en ?uvre. Et ce ne sont pas les beaux discours des différents responsables, les appels lancés ici et là, les messages lus par des arbitres et des capitaines d'équipe qui vont changer quoi que ce soit. La preuve, cette saison, c'est bis repetita. Le championnat n'en est qu'à sa troisième journée de Ligue 1 et le huis clos s'invite à chaque journée. Idem pour la Ligue 2 qui lancera son nouvel exercice avec au programme deux rencontres à huis clos. Une mesure qui ne rend guère service à nos championnats et risque de tuer silencieusement le football en commençant par étouffer l'engouement des amoureux de ce sport qui fait vibrer la planète. Le massacre continue '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled H
Source : www.horizons-dz.com