Alger - A la une

Les révolutions arabes, processus perpétuels vers un avenir meilleur (conférenciers)



Des femmes arabes ont évoqué dimanche à Alger le rôle fondamental de la femme dans les sociétés arabes, soulignant sa forte participation aux révolutions dites du "printemps arabe" en tant que processus perpétuels vers la réalisation d'un avenir meilleur.
Lors d'une conférence sur le thème "Les femmes et le printemps arabe : le point de vue des femmes arabes face aux changements que connaissent leurs sociétés", organisée par le centre "El-Khabar" des études internationales en collaboration avec la faculté des sciences politiques de l'Université d'Alger, Mme Khaoula Taleb-Ibrahimi (Algérie) a salué l'apport des femmes arabes, y compris les femmes algériennes, aux processus de libération et leur rôle actif dans la construction de leurs pays après leurs indépendances respectives.
En dépit de sa participation à toutes les luttes et révolutions, la femme arabe n'est toujours pas une citoyenne à part entière dans certains pays arabes, a-t-elle déploré, souhaitant que l'effervescence que vivent certains pays arabes depuis deux ans puisse aboutir à un nouveau monde dans lequel chaque citoyen arabe trouve sa place pour construire un avenir prospère et accomplir son devoir dans la société.
Mme Rajaa Bensalama, enseignante à la faculté des arts et des lettres de Tunis, a pour sa part abordé l'expérience tunisienne et le rôle de la femme dans les mouvements de protestation qu'a connus la Tunisie, lesquels ont été initiés par de jeunes chômeurs qui réclamaient leurs droits et la consécration du principe de l'alternance au pouvoir, a-t-elle précisé.
L'intervenante a, par ailleurs, déploré l'absence de la femme tunisienne du paysage politique en dépit de sa forte présence dans la société civile. La situation en Syrie a également été abordée lors de la conférence à travers l'intervention de la journaliste et critique cinématographique Lama Tayara qui a donné un aperçu de la situation de la femme syrienne dans un contexte marqué, a-t-elle dit, par la violence.
Evoquant le "printemps arabe", l'intervenante syrienne a estimé qu'il s'agissait plutôt d'un "hiver arabe" car, a-t-elle dit, la situation est pire que ce que l'on peut imaginer.
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